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Togo : Tikpi Atchadam affirme que « le pouvoir est par terre » et appelle à une mobilisation pacifique

Togo : Tikpi Atchadam affirme que « le pouvoir est par terre » et appelle à une mobilisation pacifique

Le 19 août 2025 résonne déjà comme une date symbolique dans l’histoire politique du Togo. Dans un message aussi direct que dérangeant pour le pouvoir, Tikpi Atchadam, figure emblématique de l’opposition, a lancé un appel vibrant au peuple togolais. Loin des discours timorés, il affirme sans détour que « le pouvoir est par terre » et que seule une mobilisation pacifique massive permettra d’achever un système qu’il juge à bout de souffle. Ce ton offensif, à la veille d’une mobilisation annoncée, suscite autant d’espoirs que de craintes dans un pays habitué aux tensions politiques. Mais que cache réellement cette sortie spectaculaire ? Et jusqu’où pourrait aller ce nouvel élan d’opposition ?

Un rappel historique et un discours de vérité

Dans son intervention, Atchadam a rappelé ses alertes lancées depuis 2015 sur ce qu’il qualifie de constitutionnalisation d’une dictature militaire et monarchique. Selon lui, les prédictions faites il y a près d’une décennie se sont confirmées : la 5ᵉ République instaurée en 2024 ne serait, d’après ses mots, qu’un « mort-né » incapable de sauver le système en place.

L’opposant a souligné que la lutte menée par le peuple togolais n’a jamais cessé, malgré la répression et les sacrifices. Pour lui, le mérite de cette résistance revient au peuple qui, « malgré la barbarie, n’a jamais courbé l’échine ».

« Le pouvoir est par terre » : une affirmation qui fait débat

L’une des phrases marquantes de son discours reste : « Au Togo, le pouvoir est par terre. » Pour Atchadam, cette réalité n’est plus seulement nationale mais également reconnue à l’échelle internationale. Il affirme que la souveraineté, confisquée depuis l’assassinat de Sylvanus Olympio en 1963, est désormais « dans la rue », accessible au peuple qui doit s’en saisir.

Il met cependant en garde contre une possible recolonisation politique, à travers un simple changement de figure au sommet de l’État sans véritable rupture avec le système Gnassingbé.

La stratégie proposée : une lutte pacifique et massive

Contrairement à certains courants de l’opposition, Atchadam insiste sur la non-violence comme seule voie crédible pour libérer le pays. Il rejette catégoriquement l’usage de la force, estimant qu’elle conduirait au chaos.

Sa stratégie repose sur une mobilisation populaire pacifique et massive, capable de créer une véritable « marée humaine » dans les rues de Lomé et d’autres villes du pays. Selon lui, une telle démonstration de force, organisée simultanément, suffirait à faire plier le régime sans qu’un coup de feu ne soit tiré.

Réseaux sociaux : un outil, pas une arme décisive

L’opposant a également critiqué la tendance à réduire la lutte politique aux réseaux sociaux, qu’il qualifie de « tiktokisation de la lutte ». Pour lui, si les plateformes numériques jouent un rôle important dans la mobilisation et la communication, le véritable champ de bataille reste le terrain réel au Togo.

« Le régime règne sur le territoire national, pas sur les réseaux sociaux. C’est là qu’il faut l’affronter », a-t-il martelé.

Un appel à la jeunesse et à la diaspora

Très ému, Tikpi Atchadam a rendu hommage aux martyrs, aux prisonniers politiques et aux exilés. Il a particulièrement insisté sur le rôle de la jeunesse togolaise, qu’il considère comme « la première ressource du pays » et non comme une génération sacrifiable.

Il a aussi exhorté la diaspora togolaise à rester mobilisée, rappelant que la libération du pays est une responsabilité collective.

Conclusion : une nouvelle étape dans la lutte politique

Avec ce discours, Tikpi Atchadam relance le débat politique au Togo et tente de repositionner son parti dans l’arène de l’opposition. En affirmant que le régime est déjà à terre, il cherche à galvaniser les Togolais et à les convaincre que le moment est venu d’agir pacifiquement mais massivement.

Le message est clair : le peuple doit « couper la tête du serpent », c’est-à-dire mettre un terme définitif au système en place. Reste à savoir si cet appel trouvera un écho fort dans la société togolaise et conduira à une nouvelle dynamique de mobilisation.

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