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Togo : Les commerçantes d’Agoè-Assiyéyé réclament la reconstruction de leur marché

« Nous ne savons pas où aller » : Les commerçantes d’Agoè-Assiyéyé réclament la reconstruction de leur marché

Ce week-end, les revendeuses du marché d’Agoè-Assiyéyé ont organisé une sortie pour alerter l’opinion publique et le chef de l’État sur leurs conditions de vie et de travail. Deux ans après l’incendie qui a ravagé leur marché, elles se disent toujours sans solution durable. Relogements insuffisants, expulsions à répétition et perte de clientèle rythment désormais leur quotidien.

« Nous sommes fatiguées, dépassées », confie la porte-parole. « On nous a dit qu’il y aurait de la place à Togograin, mais ce n’était pas suffisant. Aujourd’hui on nous chasse, on nous confisque nos marchandises. La rentrée est là et nous ne savons pas comment nourrir nos enfants ni payer leurs frais scolaires. »

L’urgence sociale derrière la colère

Les témoignages recueillis confirment une double réalité : l’absence d’hébergement commercial permanent pour toutes les sinistrées et la perte de clientèle. Beaucoup, réduites à vendre à même le trottoir, subissent confiscations et expulsions. La rentrée scolaire accentue encore la détresse : les charges augmentent alors que les revenus disparaissent.

Des voix politiques montent au créneau

Face à cette situation, la députée Kafui Adjamagbo-Johnson a exprimé son indignation :
« C’est assez ! Nous exhortons le gouvernement à reconstruire le marché sans délai. Les femmes ne peuvent plus attendre. »

Retour sur un drame et des promesses

Dans la nuit du 21 décembre 2023, le marché d’Agoè-Assiyéyé a été ravagé par un violent incendie, attisé par les vents de l’harmattan. Les secours, éloignés, avaient eu du mal à contenir les flammes.
À l’époque, l’État avait annoncé plusieurs mesures : site provisoire à Togograin, moratoire sur les crédits, prêts relais à taux zéro, et extension de l’assurance FNFI. Des promesses de reconstruction avaient aussi été formulées par le gouvernement.

Pourquoi la colère persiste

Malgré ces annonces, la crise perdure. Les causes principales :

  • Capacité insuffisante des sites provisoires, qui n’ont pas pu accueillir toutes les commerçantes.
  • Perte de clientèle, les clients refusant de se déplacer vers les nouveaux sites.
  • Pressions locales et expulsions, avec confiscations de marchandises dénoncées.
  • Absence de chantier visible, les promesses de reconstruction tardant à se concrétiser.

Les revendications des commerçantes

Les femmes réclament aujourd’hui :

  • La reconstruction rapide du marché sur le site initial ou à proximité.
  • Une priorité claire accordée aux victimes pour l’attribution des emplacements.
  • Des appuis économiques concrets : subventions, crédits accessibles, soutien à la relance.
  • Une protection juridique contre les expulsions.
  • Des mesures de sécurité modernes pour prévenir de nouveaux drames.

L’État appelé à agir sans délai

Si les autorités avaient mis en place des mesures temporaires, leur portée reste limitée. Pour les commerçantes, seule une reconstruction rapide et inclusive pourra mettre fin à deux années de précarité.
Elles appellent aujourd’hui le président Faure Gnassingbé à transformer les promesses en actes concrets.

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