Politique
Togo : le retrait du chef d’Adakpamé crée la polémique autour de la chefferie traditionnelle
L’affaire suscite de nombreuses réactions au Togo. Le retrait présumé de la reconnaissance officielle de Togbui Adjikou Lanklivi 1er, chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas à Lomé, continue d’alimenter les débats dans les milieux coutumiers, politiques et administratifs.

Une décision qui provoque de vives réactions
Selon plusieurs médias locaux, le ministère de l’Administration territoriale aurait retiré l’arrêté reconnaissant officiellement le chef traditionnel d’Adakpamé Kpota-Colas, dans la commune du Golfe 1.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle détaillée n’a été publiée, mais cette affaire provoque déjà de nombreuses interprétations sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique.
Une polémique liée à une cérémonie officielle
Au centre de la controverse figure une cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An au président du Conseil, Faure Gnassingbé.
D’après plusieurs sources, la présence de Togbui Lanklivi à cet événement aurait créé un malaise protocolaire. Certains affirment que seuls des chefs traditionnels officiellement invités devaient participer à cette rencontre et que le nom du chef d’Adakpamé ne figurait pas parmi les invités retenus.
Cette participation aurait été perçue par certains responsables administratifs comme un non-respect des règles protocolaires encadrant les cérémonies officielles.
Une affaire sensible dans les milieux coutumiers
L’affaire dépasse désormais le simple cadre administratif. Dans plusieurs communautés, le retrait d’un arrêté de reconnaissance touche directement à :
- la légitimité du chef
- son autorité traditionnelle
- son honneur au sein de la communauté
À Adakpamé, plusieurs habitants et soutiens de Togbui Lanklivi dénoncent une mesure jugée excessive.
Un chef connu pour ses actions communautaires
Les soutiens du chef rappellent son implication dans plusieurs initiatives locales, notamment :
- la médiation sociale
- la cohésion communautaire
- les actions en faveur des jeunes
- l’accompagnement des populations vulnérables
Depuis sa reconnaissance officielle en 2024, Togbui Adjikou Lanklivi 1er s’était progressivement imposé comme une personnalité influente dans le quartier.
Entre autorité coutumière et encadrement administratif
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Pour d’autres observateurs, cette situation illustre surtout la volonté des autorités de faire respecter les règles encadrant la chefferie traditionnelle.
Au Togo, la reconnaissance des chefs traditionnels repose sur des procédures administratives précises, ce qui place les autorités coutumières dans une relation étroite avec l’État.
Selon certains analystes, cette affaire met en lumière les tensions parfois existantes entre :
- légitimité communautaire
- autorité administrative
- représentation coutumière
Un débat toujours ouvert
En l’absence de clarification officielle du ministère de l’Administration territoriale, les spéculations continuent d’alimenter les discussions.
Plusieurs observateurs appellent désormais à une communication plus claire afin d’éviter l’escalade des tensions autour de cette question sensible.
La chefferie traditionnelle au cœur des enjeux sociaux
Cette polémique rappelle également le rôle important de la chefferie traditionnelle dans l’organisation sociale et politique du Togo, à un moment où les questions de légitimité et de gouvernance locale restent particulièrement suivies.
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