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Togo : Le gouvernement promet des poursuites légales contre les instigateurs de violences
Dans un entretien exclusif, le ministre délégué chargé des Droits de l’homme, Pacôme Adjourouvi, revient sur les tensions post-manifestations, les mandats d’arrêt internationaux, la régulation des réseaux sociaux et les accusations d’atteinte aux droits humains.

Des appels à l’insurrection jugés inacceptables
Le climat sociopolitique togolais reste tendu après les récentes manifestations à Lomé et à l’approche des élections municipales. Dans ce contexte, le gouvernement intensifie ses avertissements à l’encontre des personnes qui, depuis l’étranger, incitent à la violence sur les réseaux sociaux.
Pacôme Adjourouvi affirme que des procédures légales sont en cours contre les auteurs présumés de ces appels. « Il est inadmissible que des individus installés à l’étranger appellent à l’insurrection au Togo. Ce n’est plus de l’opinion, c’est de la subversion », déclare-t-il. Des mandats d’arrêt internationaux ont été lancés, et le ministre assure que « la justice togolaise suivra son cours, conformément aux lois nationales et internationales ».
Une régulation des réseaux sociaux en préparation
Face à la propagation d’informations jugées dangereuses, l’accès à Internet et aux réseaux sociaux a été restreint ces derniers jours. Une décision que le gouvernement assume pleinement.
« L’usage irresponsable des réseaux sociaux a un caractère nuisible évident. L’État prendra ses responsabilités », prévient Adjourouvi, citant l’exemple du Bénin qui a récemment adopté des mesures similaires. Selon lui, le Togo s’oriente vers une régulation renforcée des plateformes numériques, pour prévenir de nouvelles dérives.

Défense des forces de sécurité et démenti des abus
Interrogé sur les accusations d’atteintes aux droits humains dans la gestion des manifestations, le ministre réfute toute dérive excessive. Il insiste sur le professionnalisme des forces de défense et de sécurité, sans lesquelles « des drames bien plus graves auraient pu survenir ».
Concernant les conditions de détention, Pacôme Adjourouvi balaie les critiques, notamment celles relatives au refus d’accès à des médecins privés pour les personnes arrêtées. « C’est une mesure de précaution. On ne peut pas prendre le risque d’être accusé d’empoisonnement si un problème survient. »
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Il précise que les soins sont assurés par les services de l’État, et que la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), dans son rapport récent, n’a relevé aucune violation grave imputable aux autorités.
La fermeté dans le cadre légal
En conclusion, le ministre délégué réaffirme la volonté du Togo de rester dans le strict respect de la légalité. « Le Togo ne transige pas avec l’ordre public ni avec la souveraineté de l’État. Mais cela se fera dans le respect des droits humains. »
Alors que le pays se prépare à une nouvelle échéance électorale, le gouvernement entend maintenir l’ordre, tout en s’opposant fermement à toute tentative de déstabilisation, qu’elle vienne de l’intérieur ou de l’extérieur.
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