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Togo – Fermeture surprise : Dodzi Kokoroko dissout deux établissements scolaires à l’aube de la rentrée

Togo - Fermeture surprise : Dodzi Kokoroko dissout deux établissements scolaires à l’aube de la rentrée

Alors que les élèves et parents s’apprêtent à entamer la nouvelle année scolaire 2025-2026, une décision ministérielle inattendue vient bouleverser la carte éducative du Togo. Par un arrêté en date du 28 avril 2025, le ministre des Enseignements primaire, secondaire et technique, Prof. Dodzi Kokoroko, a ordonné la fermeture immédiate de deux collèges d’enseignement général d’initiative locale (CEGIL) situés dans les préfectures de l’Avé et de l’Est-Mono.

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Des raisons encore floues

Dans l’arrêté ministériel, aucune justification explicite n’est fournie concernant cette décision. Il est simplement indiqué que les fermetures sont prononcées pour « nécessités de services », une formule générique souvent utilisée dans l’administration publique pour couvrir divers motifs, allant de la réorganisation à la non-conformité.

Cette absence de clarté soulève des interrogations tant du côté des parents d’élèves que des enseignants et élus locaux, qui s’étonnent de voir ces deux établissements fermés alors qu’ils accueillaient, selon certaines sources locales, plusieurs dizaines d’élèves chaque année. À ce jour, aucune communication officielle n’a été faite sur l’avenir des élèves inscrits dans ces établissements ni sur un éventuel plan de redéploiement.

Les CEGIL, entre espoir local et encadrement institutionnel

Les Collèges d’enseignement général d’initiative locale (CEGIL) sont des établissements créés par les communautés locales pour pallier l’insuffisance de l’offre éducative dans certaines zones rurales ou enclavées. Souvent portés par des associations de parents d’élèves, des chefs traditionnels ou des élus locaux, ils fonctionnent avec un soutien communautaire, en attendant une reconnaissance ou une intégration dans le système éducatif public officiel.

Le Togo, confronté à une forte croissance démographique et à des disparités d’accès à l’éducation entre les milieux urbains et ruraux, a longtemps toléré ces établissements comme des alternatives provisoires, dans l’attente d’un encadrement normatif. Toutefois, certains CEGIL font face à des difficultés de régularisation, notamment en ce qui concerne les infrastructures, le personnel qualifié, ou le respect des curricula nationaux.

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Une vigilance administrative renforcée ?

La fermeture des deux CEGIL pourrait s’inscrire dans une dynamique de rationalisation du réseau scolaire engagée par les autorités togolaises. Depuis plusieurs années, le ministère de l’Éducation mène des audits structurels visant à garantir la qualité de l’enseignement dispensé, la conformité des établissements et la sécurité des élèves.

Ainsi, bien que l’arrêté ministériel ne l’indique pas explicitement, cette mesure pourrait résulter d’un constat d’irrégularités ou d’un manque de viabilité des établissements concernés. Dans un contexte où l’État ambitionne une amélioration des standards éducatifs, certains CEGIL non conformes pourraient être amenés à fermer leurs portes ou à être restructurés.

Une mise en œuvre surveillée de près

Le ministre Dodzi Kokoroko a instruit deux directions centrales – celle de l’enseignement secondaire général, ainsi que celle de la planification, des statistiques et du suivi-évaluation – pour veiller à l’application stricte de la décision. Cette implication directe des directions clés souligne la volonté du ministère de s’assurer que la mesure soit effective et suivie d’actions concrètes, notamment en ce qui concerne le devenir des élèves et la redistribution des ressources humaines.

Quelle suite pour les élèves et les communautés concernées ?

Si la mesure est bel et bien appliquée à la rentrée 2025-2026, des centaines d’élèves pourraient se retrouver sans établissement de proximité. Cela pose un véritable défi pour les familles, contraintes à des déplacements plus longs ou à des frais supplémentaires pour garantir la scolarisation de leurs enfants.

À l’heure actuelle, les chefs d’établissement locaux, les APE (Associations de Parents d’Élèves), et les autorités communales n’ont pas encore officiellement réagi. Mais tout laisse à penser que cette décision pourrait raviver le débat sur la gouvernance du système éducatif dans les zones rurales togolaises.

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