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Togo – Dzogblakopé : Manifestations contre une appropriation contestée de 7 hectares

Togo – Dzogblakopé : Manifestations contre une appropriation contestée de 7 hectares

Le calme habituel du village de Dzogblakopé, dans la commune de Zio 1, est rompu depuis plusieurs jours par une vive contestation populaire. En ligne de mire : un chantier lancé par l’Église Foi Bahá’íe sur une parcelle de 7 hectares que les habitants considèrent comme leur propriété légitime.

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Ces terres, occupées depuis les années 1990 par plusieurs familles, font l’objet d’un bras de fer entre les résidents et l’église, qui affirme en avoir acquis la propriété à l’issue d’un procès controversé contre la collectivité Afatchao et Avotri, reconnue localement comme propriétaire originelle du site.

Un chantier à l’origine de la colère

La colère a éclaté lorsque des ouvriers ont commencé à creuser des tranchées en prétendant réhabiliter les routes du village. Les riverains ont rapidement découvert que les travaux étaient en réalité liés à un projet de construction piloté par l’Église Foi Bahá’íe.

« Cela fait plus de 30 ans que nous vivons ici. Nous avons bâti nos maisons, nos familles, nos vies », s’indigne un résident. « Aujourd’hui, on veut nous déraciner comme si nous n’étions rien. »

Une vente litigieuse dénoncée par les habitants

Selon plusieurs témoignages, la vente du terrain aurait été conclue par l’actuel chef du village, un certain Tobli, qui l’aurait cédé à l’église sans consultation ni consentement des habitants. Ceux-ci affirment pourtant avoir légalement acquis leurs parcelles auprès de la collectivité d’origine.

La collectivité concernée conteste, pour sa part, toute décision de justice définitive confirmant la perte de ses droits fonciers. Ce flou juridique alimente la colère et l’incompréhension des familles installées depuis plus de trois décennies.

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Une tentative de médiation avortée

Face au refus du chef du village de les recevoir, les habitants ont saisi la gendarmerie de Kpomé. Une audition a eu lieu, au cours de laquelle les représentants de l’Église Foi Bahá’íe ont été sommés de produire un titre foncier valide. À ce jour, ce document n’a pas été présenté, renforçant le sentiment d’injustice des familles concernées.

« Nous sommes plus de 300 ménages sur ces 7 hectares. C’est une injustice flagrante. Nous demandons l’intervention urgente des autorités compétentes pour protéger nos droits », a déclaré un autre acquéreur, très remonté.

Une trêve fragile, en attendant la justice

En attendant un éclaircissement judiciaire, les habitants auraient réussi à obtenir une suspension temporaire du chantier. Pourtant, le ballet des camions transportant gravier et matériaux de construction se poursuit, faisant craindre une reprise imminente des travaux.

Les habitants, plus que jamais mobilisés, espèrent désormais une intervention rapide des autorités togolaises pour empêcher ce qu’ils qualifient de « spoliation foncière » orchestrée sous couvert de légalité douteuse.

#Dzogblakopé #

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