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Togo : 13,5 milliards FCFA promis par l’ONU, la gestion des fonds suscite déjà des doutes
Le Système des Nations Unies (SNU) a une nouvelle fois réitéré son engagement auprès du Togo dans le domaine de l’environnement. Le 21 août dernier, la coordonnatrice résidente, Coumba Sow, a assuré au ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Katari Foli-Bazi, que l’ONU continuera d’appuyer les efforts du pays dans ses initiatives environnementales. La rencontre, tenue à Lomé, s’est déroulée en présence de la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Binta Sanneh, et a permis de passer en revue plusieurs thématiques cruciales.
Les priorités discutées à Lomé
Au cœur des échanges figuraient des dossiers majeurs tels que la mobilité verte, avec la promotion des voitures électriques, la lutte contre les sachets plastiques, la contribution déterminée au niveau national (CDN), ainsi que la question du reboisement. Les droits humains et les préparatifs de la COP 30, prévue au Brésil en 2025, ont également été abordés.
« Vous nous avez demandé de travailler sur les questions de changement climatique. Nous continuerons à mobiliser les ressources et à travailler sur les priorités que vous avez définies, surtout en termes d’adaptation », a déclaré Coumba Sow. Elle a par ailleurs alerté sur le risque de voir certains financements disparaître si les efforts ne s’intensifient pas rapidement.
Des financements déjà mobilisés
Sur le plan budgétaire, le soutien du SNU au Togo n’est pas nouveau. En 2024, l’ONU a mobilisé environ 15 millions de dollars, soit près de 13,5 milliards FCFA, pour soutenir la politique environnementale du gouvernement. Ces ressources ont permis de toucher près de deux millions de personnes à travers le pays, selon les données communiquées par la représentante onusienne.
Le cas particulier des Savanes
Dans la région des Savanes, particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique et marquée par des défis sécuritaires, le Programme d’urgence pour la résilience des populations (PURS) a été déployé. Plus de 500.000 habitants ont pu bénéficier de ce projet, incluant aussi bien des familles locales que des réfugiés et leurs communautés d’accueil.
« Nous pensons que c’est un modèle de réussite qu’il nous faut continuer d’appuyer », a souligné Coumba Sow, saluant la pertinence de cette initiative qui combine assistance humanitaire et protection de l’environnement.
L’engagement de l’État togolais
De son côté, le ministre Katari Foli-Bazi a assuré que l’exécutif reste mobilisé pour coopérer avec ses partenaires internationaux. « Il ne faut jamais négliger les propositions qui sont de nature à améliorer le bien-être des populations », a-t-il reconnu, réaffirmant la volonté du gouvernement de renforcer ses actions pour la protection de l’environnement.
Une coopération appelée à s’intensifier
Au-delà du financement, la coopération entre l’ONU et le Togo vise aussi à consolider les capacités institutionnelles et à sensibiliser davantage la population aux enjeux climatiques. La lutte contre la déforestation, la gestion des déchets plastiques et la transition vers une mobilité durable restent des axes prioritaires.
Alors que le pays se prépare à la COP 30, ces engagements apparaissent déterminants pour positionner le Togo comme un acteur crédible et proactif dans la lutte contre le réchauffement climatique.
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