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Sénat Togolais : 61 membres, dont 20 nommés par Faure Gnassingbé – Tous les détails
Le Togo s’apprête à vivre une étape marquante de son histoire politique avec la création d’un Sénat, prévue dans le cadre de la transition vers la Ve République. Ce nouvel organe parlementaire sera officiellement constitué après les élections sénatoriales prévues pour le 2 février 2025. Cette initiative découle de la promulgation de la nouvelle constitution en mai 2024, qui prévoit une structure bicamérale pour renforcer le cadre institutionnel du pays.

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Un Sénat composé de 61 membres
Le Sénat togolais comptera 61 membres, avec une composition mixte :
- 41 sénateurs élus pour un mandat de six ans par des conseillers régionaux et locaux.
- 20 sénateurs nommés directement par le président de la République, Faure Gnassingbé.
Les sénatoriales se tiendront dans 39 circonscriptions à travers le pays, et les candidats devront remplir des critères précis :
- Être âgés d’au moins 35 ans.
- Jouir de leurs droits civils et politiques.
- Résider sur le territoire togolais depuis au moins six mois.
Le Sénat se réunira deux fois par an, en avril et en octobre, pour des sessions ordinaires de trois mois.
Une opposition divisée face au scrutin
Le projet sénatorial divise profondément la classe politique togolaise, en particulier les partis d’opposition.
- Le FDR de Paul Apevon s’interroge sur l’intérêt de participer à une élection sans garanties suffisantes de transparence.
- L’ANC et la DMP rappellent qu’UNIR, le parti au pouvoir, détient une majorité écrasante parmi les grands électeurs, rendant la compétition inégale dès le départ.
De nombreux acteurs politiques dénoncent l’impossibilité d’une réelle alternance dans ce cadre, ce qui accentue les tensions.

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Les critiques de la société civile
Des organisations comme Touche pas à ma Constitution qualifient l’élection sénatoriale de « manœuvre politique ». Elles estiment que cette réforme constitutionnelle, adoptée en 2024, ne répond pas aux aspirations populaires mais vise à renforcer le contrôle du pouvoir en place.
Un pas vers la réforme ou un outil de consolidation du pouvoir ?
Malgré les controverses, ce scrutin marque une avancée institutionnelle significative pour le Togo. Il reste à voir si ce Sénat, dont une partie des membres sera directement nommée par le président, réussira à convaincre les Togolais de son rôle dans le renforcement de la démocratie ou s’il sera perçu comme un outil supplémentaire au service du pouvoir en place.
Les élections de février 2025 seront donc un moment crucial, non seulement pour la mise en place du Sénat, mais aussi pour jauger de l’adhésion nationale à ce projet.
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