Religions
Rwanda : Paul Kagame ferme complètement plus de 6000 églises et mosquées puis exige un diplôme
Le président rwandais Paul Kagame a confirmé en 2026 avoir procédé à la fermeture de plus de 6 000 églises ainsi que d’une centaine de mosquées jugées non conformes à la réglementation nationale. Cette décision s’inscrit dans une vaste réforme engagée depuis 2018 pour restructurer et encadrer plus strictement le secteur religieux au Rwanda.
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Une réforme pour encadrer le secteur religieux
Selon les autorités rwandaises, ces fermetures concernent principalement des lieux de culte non enregistrés ou ne respectant pas les normes administratives, sécuritaires et sanitaires en vigueur. Le gouvernement affirme vouloir mettre fin à une prolifération incontrôlée d’espaces religieux opérant sans autorisation officielle.

Désormais, toute personne souhaitant diriger une congrégation devra être titulaire d’un diplôme accrédité en théologie ou d’une qualification reconnue équivalente. Cette exigence vise à professionnaliser le leadership religieux et à renforcer la crédibilité des responsables spirituels.
Lutter contre les abus et les dérives par Paul Kagame
Les autorités expliquent que cette réforme répond à plusieurs préoccupations : encadrer les pratiques religieuses, protéger les fidèles contre d’éventuelles manipulations financières et garantir le respect des normes liées à la sécurité des bâtiments et aux nuisances sonores.
Le chef de l’État a justifié sa position en déclarant qu’il fallait « arrêter de jouer avec la foi des gens et d’en faire un business ». Cette phrase résume l’orientation politique adoptée par Kigali : séparer l’expression religieuse authentique des pratiques jugées opportunistes ou frauduleuses.
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Une mesure diversement appréciée
Si le gouvernement présente cette réforme comme un effort de modernisation et de régulation, elle suscite également des débats au sein de la société civile et des communautés religieuses. Certains y voient une initiative salutaire pour assainir le paysage confessionnel, tandis que d’autres s’interrogent sur ses implications en matière de liberté de culte.
Malgré les critiques, l’exécutif rwandais maintient que la liberté religieuse demeure garantie, à condition que les acteurs respectent les lois en vigueur.
Un modèle de régulation en Afrique ?
Avec cette décision, le Rwanda se distingue par une approche rigoureuse de la gouvernance religieuse. Reste à savoir si cette politique inspirera d’autres pays africains confrontés à des défis similaires liés à la prolifération de lieux de culte informels et à la protection des fidèles.
La réforme marque en tout cas une étape majeure dans la redéfinition des rapports entre l’État et les institutions religieuses dans le pays.
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