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RDC–USA : Pascal Agboyibor, l’homme-clé des négociations sur les minerais critiques

RDC–USA : Pascal Agboyibor, l’homme-clé des négociations sur les minerais critiques

En République démocratique du Congo, les négociations avec les États-Unis autour des minerais critiques prennent une tournure hautement stratégique. À la tête de la Cellule de coordination stratégique mise en place pour piloter ce futur accord inédit, un nom se détache : Pascal Agboyibor. L’avocat d’affaires franco-togolais est le seul juriste à siéger dans la direction de cette structure de vingt-deux membres, composée des plus hauts responsables de l’État congolais.

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Le juriste des grands arbitrages africains

Formé en France et fondateur du cabinet panafricain Asafo & Co., Pascal Agboyibor est un visage bien connu des cercles juridiques et économiques du continent. Expert en contrats miniers et énergétiques, il a été distingué à plusieurs reprises comme « l’avocat le plus influent de l’espace francophone » par Africa Business+. Son rôle décisif dans la renégociation du partenariat entre la Gécamines et la firme chinoise CMOC début 2024, avec à la clé un règlement de 800 millions USD en faveur de l’État congolais, a renforcé sa stature d’homme des dossiers complexes.

Une cellule de coordination à plusieurs niveaux

La Cellule de coordination stratégique, présidée par Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, est structurée en trois échelons : la direction stratégique, un secrétariat technique, et un groupe pluridisciplinaire d’experts. Son objectif est clair : conclure, d’ici fin juin 2025, un accord « gagnant-gagnant » avec Washington. Celui-ci donnerait aux États-Unis un accès privilégié aux minerais congolais stratégiques – cobalt, lithium, coltan – en contrepartie d’un soutien accru, notamment sécuritaire, à Kinshasa.

Pourquoi Pascal Agboyibor ?

Deux atouts majeurs expliquent le choix d’Agboyibor. D’abord, sa maîtrise des partenariats public-privé (PPP) et son expérience des grandes institutions financières internationales rassurent Kinshasa sur sa capacité à sécuriser les intérêts de l’État tout en restant attractif pour les investisseurs. Ensuite, son ancrage africain et sa réputation continentale apportent une crédibilité bienvenue à l’heure où la RDC cherche à naviguer entre les puissances en compétition pour les ressources stratégiques.

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Un processus semé d’embûches

La suite des négociations sera déterminante. L’harmonisation des positions internes reste un défi majeur, tant les intérêts entre ministères, entreprises publiques et provinces minières divergent. Vient ensuite la phase de due diligence juridique et financière, pilotée par Agboyibor, qui devra assurer la conformité de l’accord avec le Code minier congolais. Enfin, l’étape politique s’annonce délicate : Washington presse pour une signature rapide, mais Kinshasa entend peser dans la balance afin d’obtenir un soutien concret dans la stabilisation du Nord-Kivu.

Vers une redéfinition des rapports miniers mondiaux ?

Avec cette négociation, la RDC ambitionne de transformer ses richesses en levier diplomatique. Le rôle central confié à Pascal Agboyibor illustre cette volonté de professionnaliser les discussions tout en affirmant une souveraineté plus affirmée face aux puissances étrangères.

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