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Plainte contre un journaliste : la HAAC décline sa compétence dans l’affaire Roger Amemavor
La Haute Autorité de Régulation de la Communication Écrite, Audiovisuelle et Numérique (HAAC) a répondu à une plainte introduite par les mandataires de la collectivité Davié-Assomé, basée à Tsévié, contre M. Roger Amemavor et la chaîne « Echo du Pays ». Dans un courrier daté du 4 mars 2026 et signé à Lomé, l’institution précise les limites de sa compétence dans ce dossier.
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Une plainte pour manquements graves et désinformation
Selon la correspondance officielle, les plaignants reprochaient à M. Roger Amemavor des « manquements graves », une « manipulation médiatique » et une « atteinte à la paix sociale », à la suite de la diffusion d’un contenu lié à un litige foncier à Laté-Copé.

Les mandataires dénonçaient également un « parti pris manifeste » et la diffusion d’informations orientées ayant, selon eux, contribué à la désinformation du public. Ils demandaient par ailleurs l’exercice de leur droit de réponse.
La HAAC indique avoir pris acte de cette plainte et remercie les requérants pour la confiance placée en l’institution.
Absence de reconnaissance légale
Toutefois, dans sa réponse, l’organe de régulation souligne que le mis en cause n’aurait pas accompli les formalités requises pour l’exercice régulier de la profession de journaliste.
Plus encore, le support ayant diffusé les informations incriminées — identifié comme « Capture Media » — ne disposerait pas d’une existence légale reconnue.
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Une compétence jugée non établie
Au regard de ces éléments, la HAAC estime ne pas disposer de la compétence requise pour traiter la plainte dans le cadre réglementaire habituel. En d’autres termes, l’organe de régulation considère que l’affaire ne relève pas de son champ d’intervention, faute de statut légal du journaliste et du média concernés.
Cette décision soulève, une nouvelle fois, la question de la régulation des acteurs non officiellement reconnus dans l’espace médiatique togolais, à l’heure où les plateformes numériques occupent une place croissante dans la diffusion de l’information.
L’affaire pourrait désormais se poursuivre sur un autre terrain juridique, si les plaignants décident de saisir les juridictions compétentes.
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