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Marché financier : Ibrahim Traoré rassure les investisseurs malgré la rupture avec la France
Malgré un climat géopolitique marqué par la rupture progressive avec la France, le président burkinabè Ibrahim Traoré vient de signer un succès financier majeur. Le 9 avril 2025, le Burkina Faso a levé plus de 40 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics de l’UMOA, un signal fort de résilience et de stabilité économique.

Une émission sursouscrite par les investisseurs
L’objectif initial du Trésor burkinabè était clair : mobiliser 40 milliards FCFA à travers une émission simultanée de Bons et Obligations Assimilables du Trésor (BAT et OAT). La réponse du marché a été plus que favorable : 44,31 milliards FCFA ont été proposés, soit un taux de couverture de 110,78 %.
Au final, le Burkina Faso a retenu 40,35 milliards FCFA, avec un taux d’absorption de 91,06 %, confirmant l’intérêt des investisseurs pour les titres souverains burkinabè.
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Des rendements compétitifs et diversifiés
L’opération a permis de mobiliser des ressources à travers plusieurs maturités, avec des taux jugés attractifs :
- BAT (364 jours) : 16,21 milliards FCFA levés, rendement moyen de 9,54 %
- OAT 3 ans : 3,96 milliards FCFA, rendement moyen de 9,38 %
- OAT 5 ans : 13,42 milliards FCFA, rendement moyen de 7,23 %
- OAT 7 ans : 6,74 milliards FCFA, rendement moyen de 7,7 %
Cette diversité d’échéances et la compétitivité des rendements témoignent d’une gestion prudente et stratégique des finances publiques.

Une confiance locale renforcée
Autre fait marquant : 62 % des souscriptions proviennent d’investisseurs burkinabè, preuve d’un engagement national fort et d’une confiance renouvelée dans la politique économique du pays. Le reste des fonds est venu d’investisseurs régionaux, consolidant la position du Burkina Faso au sein de l’Union monétaire ouest-africaine.
Une démonstration d’autonomie économique
Ce succès intervient dans un contexte où Ouagadougou affirme de plus en plus son indépendance vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale. En choisissant de s’appuyer sur des leviers régionaux, Ibrahim Traoré prouve que l’émancipation diplomatique ne rime pas nécessairement avec isolement financier.
Ce résultat constitue un message fort à l’échelle sous-régionale : le Burkina Faso reste un acteur crédible et attractif, même en dehors des sphères d’influence traditionnelles.
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