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Mali : Mauvaise nouvelle, la junte annonce la dissolution de…
Au Mali, les autorités de transition ont annoncé mercredi la dissolution de la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS). Selon le communiqué du Conseil des ministres, l’organisation, créée pour « œuvrer à la stabilité et à la paix sociales », se serait muée en « un organe politique de déstabilisation et de menace pour la sécurité publique ».
Un imam devenu voix critique du régime
Figure religieuse influente, Mahmoud Dicko a joué un rôle central dans les mobilisations qui ont précédé la chute de l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta en 2020. S’il avait initialement soutenu la junte, il s’en est progressivement éloigné pour devenir l’un de ses opposants les plus virulents. L’imam s’est notamment exprimé contre le projet de nouvelle Constitution, qui a réaffirmé la laïcité de l’État malien.
Un acteur capable de mobiliser
Dans un contexte de restrictions des libertés et de surveillance accrue des voix dissidentes, Mahmoud Dicko reste l’une des rares personnalités capables de rassembler ses partisans. Son influence s’étend au-delà du champ religieux, ce qui inquiète les militaires au pouvoir.
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Un épisode diplomatique avec l’Algérie
La stature de l’imam avait déjà provoqué des tensions diplomatiques fin 2023. Sa rencontre avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait conduit au rappel des ambassadeurs entre Bamako et Alger. Ses proches avaient alors dénoncé une « cabale orchestrée » contre lui, accusant certains responsables maliens d’avoir voulu le piéger.
Des griefs multiples avancés par les autorités
Outre les accusations d’« activités subversives » liées à ses déplacements à l’étranger, le gouvernement reproche à la CMAS de n’avoir jamais soumis de rapports d’activités ni notifié ses changements internes à l’administration. Des manquements présentés comme contraires aux obligations légales des associations.
Une coalition d’opposition dans le viseur
En février, la CMAS avait rejoint la coalition « Synergie d’action pour le Mali », regroupant une trentaine de partis et organisations d’opposition. Cette plateforme prône une « alternative » à la gouvernance militaire, ce qui a renforcé la méfiance des autorités à son égard.
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