Sécurité
Mali : le ministre de la Défense annoncé mort après une attaque, une information encore non confirmée
Une information sensible circule depuis dimanche : le ministre de la Défense du Mali, Sadio Camara, aurait été tué lors d’une attaque menée contre sa résidence à Kati, près de Bamako. L’information, relayée notamment par Radio France Internationale et des sources familiales, n’a pas encore été confirmée officiellement par les autorités maliennes.

Une attaque d’envergure attribuée au JNIM
Selon les informations disponibles, l’assaut aurait été mené par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une organisation jihadiste active dans la région du Sahel. Si elle est confirmée, cette attaque marquerait une escalade majeure, en visant directement une figure clé de l’appareil sécuritaire malien.
Le ministère de la Défense n’a, pour l’heure, fait aucun commentaire.
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Une figure centrale du régime militaire
Sadio Camara occupait une place stratégique au sein de la junte dirigée par Assimi Goïta. Il était notamment considéré comme l’un des principaux artisans du rapprochement entre le Mali et la Russie, qui a redéfini les alliances sécuritaires du pays ces dernières années.
Sa disparition, si elle est confirmée, représenterait un coup dur pour les autorités en place et mettrait en évidence la capacité des groupes armés à frapper au cœur du pouvoir.
Une situation sécuritaire sous tension
Des affrontements auraient également impliqué des éléments liés au dispositif russe présent au Mali, notamment le « Corps Afrique ». Des sources évoquent des blessés parmi ces forces, sans confirmation officielle.
Par ailleurs, la situation reste confuse dans certaines zones stratégiques comme Kidal, où des versions divergentes circulent entre groupes armés et autorités maliennes.
Une crise majeure pour la junte
Arrivée au pouvoir avec la promesse de restaurer la sécurité, la transition militaire fait face à une nouvelle épreuve majeure. Cette attaque, si elle est confirmée dans ses détails, pourrait constituer l’un des épisodes les plus graves depuis les coups d’État de 2020 et 2021.
Face à la montée des violences dans le Sahel, l’Organisation des Nations unies appelle à une réponse internationale coordonnée pour faire face à la menace terroriste croissante.
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