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Malgré l’exclusion de l’AES, la France avance ses pions sous-marins
Évincée politiquement de plusieurs pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), la France n’en demeure pas moins un acteur majeur sur le plan technologique et militaire. À l’heure où ses relations diplomatiques avec le Sahel se tendent, Paris fait la démonstration de sa capacité à développer des systèmes d’armement parmi les plus avancés au monde.

Le sous-marin « De Grasse » prend forme
C’est un jalon stratégique qui vient d’être franchi avec la sortie du sous-marin nucléaire d’attaque De Grasse de son hall de construction, au sein des infrastructures du géant industriel Naval Group. Ce bâtiment fait partie intégrante du programme Barracuda, qui vise à renouveler en profondeur la flotte de sous-marins de la Marine nationale française.
Le programme Barracuda : la France modernise sa force sous-marine
Lancé sous la direction de la Direction générale de l’armement (DGA), le programme prévoit la fabrication de six sous-marins de nouvelle génération, dits de la « classe Suffren ». Ces appareils viendront remplacer les anciens modèles de la classe Rubis, en service depuis les années 1980.
Le De Grasse succède au Suffren et au Duguay-Trouin, déjà opérationnels depuis 2022 et 2024. Le Tourville, quant à lui, est actuellement en phase d’essai et devrait être intégré prochainement. Le De Grasse devrait rejoindre la flotte active d’ici 2030.

Des capacités de frappe redoutables
Les sous-marins de la classe Suffren représentent un bond technologique majeur : avec leurs 100 mètres de long, ils sont deux fois plus grands que leurs prédécesseurs. Propulsés par un réacteur nucléaire, ils peuvent rester en mer pendant plusieurs mois, à grande vitesse, tout en gardant une discrétion opérationnelle redoutable.
Ils sont capables de lancer un large éventail d’armements : torpilles, missiles antinavires, et même missiles de croisière à longue portée, capables de frapper des cibles terrestres situées à plusieurs centaines de kilomètres.
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Une démonstration de puissance dans un contexte géopolitique tendu
Alors que la France est aujourd’hui considérée comme un « antagoniste » par les membres de l’AES, elle affiche sans complexe son avance technologique. Le développement de ces sous-marins nucléaires illustre sa capacité à maintenir une supériorité militaire stratégique, malgré la perte d’influence sur certains territoires africains.
En somme, même marginalisée sur le terrain diplomatique, la France reste une puissance militaire incontournable à l’échelle mondiale.
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