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Géolocalisation sur X : Des influenceurs pro-AES bientôt expulsés de la France ?

Géolocalisation sur X : Des influenceurs pro-AES bientôt expulsés de la France ?

La nouvelle fonctionnalité de géolocalisation du réseau social X met en évidence l’origine réelle de certains comptes engagés dans les débats liés au Sahel. Plusieurs comptes très actifs dans les discours pro-AES ou pro-russes, apparaissent désormais comme basés en Europe ou en Amérique du Nord. Cette transparence amène les autorités françaises à considérer l’utilisation de dispositions juridiques existantes pour encadrer les activités numériques de ressortissants étrangers impliqués dans des propagandes.

Une visibilité accrue sur l’origine des contenus

Depuis que X affiche le pays d’utilisation des comptes, en l’espace de 48 heures, de nombreux comptes ont modifié leur localisation ou adopté des mentions génériques telles que « Africa ». D’autres ont tenté de dissimuler leur présence via VPN ou ont supprimé leur profil. Les dispositifs d’enquête et de surveillance existaient avant l’activation de cette fonctionnalité. La nouveauté tient à la visibilité qu’elle offre en rendant publiques certaines données, bien que celles-ci puissent comporter des approximations ou être contournées.

Un cadre juridique déjà existant en France

Les autorités françaises rappellent que la loi permet d’engager des procédures administratives à l’encontre d’un ressortissant étranger si son activité constitue « une menace grave pour l’ordre public », conformément à l’article L631-1 du CESEDA.
D’après les informations mentionnées, ce cadre est susceptible de s’appliquer aux activités d’ingérence numérique, de manipulation de l’opinion ou de déstabilisation politique.

Des « sources sécuritaires » indiquent également que certains comptes identifiés comme relais de désinformation pourraient être concernés par des mesures allant du retrait de titre de séjour à une interdiction du territoire.

Des outils européens mobilisables

Au niveau européen, le Digital Services Act (DSA) prévoit des mécanismes de détection et de sanction des opérations de manipulation coordonnées.
Le texte rappelle aussi que le dispositif européen de réponse aux menaces autorise des mesures administratives à l’encontre de ressortissants étrangers lorsque leurs actions portent atteinte à la sécurité ou aux relations internationales des États membres.

Un phénomène identifié dans plusieurs régions du monde

Selon la « presse internationale » citée, certains comptes affiliés à des acteurs militaires non africains — russes, israéliens, iraniens ou afghans — ont récemment été localisés en Inde, ce qui illustre la dimension globale des activités de désinformation et la difficulté d’en déterminer l’origine réelle.

Un outil complémentaire pour les autorités

Pour les autorités françaises, la géolocalisation obligatoire constitue un élément supplémentaire pour analyser les campagnes en ligne susceptibles d’appeler à des actions politiques ou militaires.
Un « haut responsable de la sécurité intérieure » souligne dans le texte que les mesures de sécurité doivent tenir compte de la distinction entre liberté d’expression et opérations d’ingérence. « La liberté d’expression ne couvre pas les opérations d’ingérence. Plusieurs profils sont aujourd’hui dans le viseur. La panique a changé de camp. » Soutient-il.

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Source : LSI AFRICA

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