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John Dramani frappe fort : La présidente de la Cour suprême destituée
Le chef de l’État ghanéen, John Dramani Mahama, a annoncé ce lundi le limogeage de la présidente de la Cour suprême, Gertrude Araba Esaaba Sackey Torkornoo. La décision intervient après les conclusions d’une commission d’enquête de cinq membres, qui l’a jugée coupable d’abus de fonction.
Les accusations qui ont mené à la destitution
Selon la présidence, Mme Torkornoo était soupçonnée de falsification de dossiers judiciaires et de détournement de fonds publics. Suspendue en avril dernier en attendant les conclusions de l’enquête, elle a finalement été reconnue coupable d’« inconduite » et sa destitution a été recommandée par la commission.
La volonté affichée de lutter contre la corruption
Pour John Dramani Mahama, en fonction depuis janvier, cette décision s’inscrit dans une campagne de répression de la corruption qu’il a promis de mener dès le début de son mandat. Le communiqué officiel précise que le limogeage prend effet immédiatement.
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Une décision controversée
L’ancien procureur général adjoint, Alfred Tuah-Yeboah, a dénoncé une décision qu’il juge injustifiée et dangereuse pour l’avenir de l’institution judiciaire. Selon lui, « le limogeage doit être fondé sur des infractions très graves, mais ce n’était pas le cas », estimant que cette mesure pourrait créer un précédent problématique.
Une première historique pour le Ghana
Âgée de 61 ans, Gertrude Torkornoo avait été nommée en juin 2023, devenant la troisième femme à accéder à la présidence de la Cour suprême. C’est la première fois qu’un président en exercice de cette institution est officiellement visé par une procédure constitutionnelle de destitution.
Quelles suites judiciaires possibles ?
Il reste à savoir si des poursuites judiciaires seront engagées contre l’ancienne présidente de la Cour suprême. Pour l’heure, la présidence n’a donné aucune précision à ce sujet.
