Santé
Hantavirus : ce que les Togolais doivent réellement comprendre
Un foyer de cas liés au virus des Andes, un type d’hantavirus, a récemment été détecté à bord d’un navire de croisière dans l’Atlantique Sud. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de 8 cas confirmés ou suspects et de 3 décès. Une situation sérieuse, mais très localisée, qui ne concerne pas le Togo.

Une contamination limitée à un navire de croisière
Depuis le 2 mai 2026, plusieurs cas de syndrome pulmonaire à hantavirus ont été signalés à bord du MV Hondius, un navire ayant quitté l’Argentine pour une expédition dans des zones isolées de l’Atlantique Sud et de l’Antarctique.
Selon les données disponibles au 8 mai 2026, l’OMS recense 6 cas confirmés et 2 cas suspects. Les patients ont été évacués vers différents pays européens pour prise en charge.
Le virus identifié est le virus des Andes, une souche d’hantavirus présente uniquement en Amérique du Sud.
Un responsable de l’OMS a d’ailleurs tenu à rassurer :
« Le risque de propagation à la population générale est extrêmement faible. Ce virus n’est pas comparable à un nouveau Covid. »
Qu’est-ce que l’hantavirus ?
L’hantavirus désigne un groupe de virus transmis principalement par les rongeurs (rats, souris, campagnols). La contamination humaine survient surtout par inhalation de particules contaminées issues de leurs déjections ou de leur salive.
La transmission entre humains est extrêmement rare. Seule la souche du virus des Andes présente une capacité très limitée de transmission interhumaine.
Ces virus peuvent provoquer deux formes graves de maladies :
- Le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), surtout en Amérique, avec une mortalité pouvant atteindre 30 à 40 % ;
- La fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), plus fréquente en Europe et en Asie, avec une mortalité plus faible.
Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique à ce jour, la prise en charge restant principalement symptomatique.
Pourquoi le Togo n’est pas concerné
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Les autorités sanitaires sont formelles : la situation n’a aucun impact direct sur le Togo.
Plusieurs éléments l’expliquent :
- Le foyer est limité à un navire ayant navigué dans des zones isolées d’Amérique du Sud et de l’Antarctique ;
- Le virus des Andes n’est pas présent en Afrique de l’Ouest ;
- La transmission reste très faible, même dans des conditions d’exposition directe ;
- L’OMS confirme qu’il ne s’agit pas d’un virus à transmission aérienne comme le Covid-19.
Même si certains hantavirus ont été détectés chez des rongeurs en Afrique subsaharienne, aucun cas humain significatif n’a jamais été enregistré dans la région.
Les précautions de base à garder en tête
Même si le risque est nul dans le contexte actuel au Togo, quelques règles d’hygiène restent utiles pour limiter les risques liés aux rongeurs :
- Éviter tout contact avec des rongeurs sauvages ou leurs déjections ;
- Aérer les espaces fermés avant nettoyage ;
- Porter gants et masque dans les zones potentiellement infestées ;
- Protéger les aliments contre les rongeurs.
Ce qu’il faut retenir
La situation du MV Hondius est sérieuse mais strictement contenue. L’OMS et plusieurs pays suivent de près son évolution, sans alerte particulière destinée aux populations générales.
Pour le Togo et l’Afrique de l’Ouest, aucun risque sanitaire direct n’est identifié. La vigilance reste de mise, mais surtout face aux rumeurs, pas face au virus lui-même.
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