Actualités
Drame en ligne : Un homme de 46 ans décède en plein live
Le parquet de Nice a annoncé mardi 19 août 2025 l’ouverture d’une enquête après le décès, survenu « lors d’un live streaming » diffusé en ligne, d’un homme de 46 ans. La victime, Raphaël Graven, connue sous les pseudonymes « Jean Pormanove » ou « JP », est décédée lundi 18 août à Contes, près de Nice. L’information a été confirmée par le parquet après les révélations du quotidien Nice-Matin.

Une figure controversée des vidéos violentes
Raphaël Graven s’était fait connaître sur internet par sa participation à des vidéos dans lesquelles il subissait violences et humiliations, en présence de deux autres individus identifiés sous les pseudos « Narutovie » et « Safine ». Ces contenus, largement diffusés sur la plateforme australienne de streaming Kick, faisaient déjà l’objet d’une enquête ouverte fin 2024 pour « violences volontaires en réunion sur personnes vulnérables » et « diffusion d’images portant atteinte à l’intégrité de la personne », à la suite d’un article de Médiapart.
Lire aussi : Lutte contre la faim : Le Togo reçoit 800 millions de francs CFA du Japon pour acheter du riz
Une autopsie ordonnée
Le parquet a précisé que l’enquête ouverte vise à déterminer les causes exactes de la mort. Une autopsie a été ordonnée, et l’affaire a été confiée à la police judiciaire de Nice. L’une des vidéos diffusées en direct lundi 18 août montrerait les instants précédant ou suivant le décès : on y voit la victime inanimée dans un lit, recouverte d’une couette, aux côtés de deux hommes, dont l’un lance une petite bouteille d’eau dans sa direction.

Réactions politiques et saisie de l’Arcom
Clara Chappaz, ministre déléguée au Numérique, a réagi fermement sur le réseau X, dénonçant « une horreur absolue ». Elle a indiqué avoir saisi l’Arcom et signalé les contenus au service Pharos, chargé de la lutte contre les violences en ligne. « J’ai également contacté les responsables de la plateforme pour obtenir des explications. La responsabilité des plateformes en ligne sur la diffusion de contenus illicites n’est pas une option : c’est la loi », a-t-elle martelé.
La plateforme Kick sous pression
Sollicitée par l’AFP, la plateforme Kick a invoqué sa « politique de confidentialité » pour ne pas commenter l’affaire. Dans ses conditions d’utilisation, l’entreprise affirme pourtant interdire tout contenu « représentant ou incitant à une violence odieuse ». Plateforme concurrente de Twitch, Kick est régulièrement pointée du doigt pour la faiblesse de ses règles de modération.
#homme #
Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.
Rejoignez notre communauté télégramme pour ne rien manquer.

