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Crise politique au Togo : la DMK et le FLN saisissent l’ONU face aux répressions sanglantes de juin

Crise politique au Togo : la DMK et le FLN saisissent l’ONU face aux répressions sanglantes de juin

La situation politique togolaise continue de se détériorer dans un climat d’extrême tension. Le 9 juillet 2025, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) et le Front de Libération Nationale (FLN) ont publié une déclaration conjointe annonçant la saisine du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies. En toile de fond : les récents massacres perpétrés lors des manifestations de juin et l’enlisement politique du pays.

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L’initiative intervient après les violentes répressions observées du 6 au 28 juin dernier dans plusieurs quartiers de Lomé et d’autres villes du pays. Des manifestations pacifiques ont été violemment dispersées, entraînant la mort de plusieurs civils. Pour la DMK et le FLN, ces événements constituent des crimes d’État, rendus possibles par l’impunité et le silence des institutions tant nationales qu’internationales.

Une procédure diplomatique déjà engagée

Selon le communiqué, la démarche vers les Nations Unies a été officiellement lancée le 4 juillet 2025. Le « gouvernement légitime en exil » et l’écosystème DMK affirment avoir transmis les éléments du dossier au Conseil de sécurité et aux partenaires diplomatiques présents au Togo.

Cette saisine fait suite à un premier mémorandum transmis dès mai 2021 à la demande du Groupe des Cinq (USA, Allemagne, France, Union Européenne, PNUD). Ce document proposait une feuille de route de sortie de crise, ignorée depuis. Pour les deux mouvements, cette indifférence internationale constitue une trahison du « Souverain Peuple togolais ».

L’article 150 de la Constitution comme socle légitime

La déclaration fait référence à l’article 150 de la Constitution du 14 octobre 1992, que les manifestants invoquent comme fondement légitime à leur insurrection populaire. Selon cet article, le peuple est en droit de s’opposer à toute autorité qui viole l’ordre constitutionnel.

DMK et FLN considèrent que les tueries de juin s’inscrivent dans un long cycle de répression et d’impunité orchestré par un régime militaro-clanique, qu’ils qualifient de « dictature néocolonialiste ». Ils dénoncent une absence de volonté du pouvoir en place à respecter les libertés fondamentales.

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Le Togo, un risque régional ?

Outre les violences internes, les deux mouvements attirent l’attention de la communauté internationale sur le rôle supposé du régime togolais dans l’instabilité régionale. Ils évoquent le cas de Barsalogho au Burkina Faso, où des massacres ont été commis, et le refus d’extradition de Paul Henri Damiba, ancien chef d’État burkinabè accueilli au Togo, comme des éléments alarmants.

Selon eux, ces faits révèlent une stratégie déstabilisatrice qui ne menace pas seulement le Togo, mais l’ensemble de la sous-région ouest-africaine. Un argument de poids destiné à alerter les chancelleries et les instances internationales sur la nécessité d’une intervention.

Un appel à la mobilisation du 12 au 21 juillet

Face à l’enlisement politique, la DMK et le FLN ne comptent pas se limiter à l’action diplomatique. Ils appellent à une mobilisation générale sur le territoire national et dans la diaspora du 12 au 21 juillet 2025. Deux dates retiennent l’attention : les 16 et 17 juillet, prévues comme des journées de grande manifestation.

L’objectif : exiger le départ immédiat de Faure Gnassingbé et la mise en place d’un nouveau processus politique fondé sur la souveraineté populaire et la justice.

Une résistance citoyenne sous pression

Alors que le régime continue de prôner le maintien de l’ordre et qualifie les manifestants de fauteurs de troubles téléguidés, le front de la contestation multiplie les initiatives. La déclaration conjointe insiste sur la vigilance de la jeunesse togolaise, vue comme moteur de la mobilisation.

La DMK et le FLN expriment également leur gratitude envers les organisations internationales, les militants des droits humains et les membres de la société civile ayant pris position en faveur de la population togolaise.

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