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Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam sous pression, évoque des risques d’arrestation et de violences
À trois mois du scrutin présidentiel, le président du PDCI-RDA affirme qu’un retour en Côte d’Ivoire pourrait lui coûter la liberté, voire plus. Une situation qui jette une ombre sur la transparence du processus électoral.

Un climat d’inquiétude pour un leader de l’opposition
Tidjane Thiam, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA), a exprimé ses inquiétudes lors de son passage dans l’émission « Moments de vérité », animée par le journaliste Alain Foka. Installé en France depuis plusieurs semaines, l’ancien ministre ivoirien affirme ne pas pouvoir rentrer dans son pays sans risque d’arrestation.
Selon ses propos, des personnalités influentes en Côte d’Ivoire auraient averti son frère, Augustin Thiam, membre du parti au pouvoir RHDP, que son arrestation serait immédiate s’il posait les pieds sur le sol ivoirien. « Quelqu’un d’autorisé lui a dit ceci : si ton frère met les pieds en Côte d’Ivoire, il sera arrêté. Je l’arrête immédiatement », a rapporté Tidjane Thiam.
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Des menaces « physiques » évoquées
Plus grave encore, le président du PDCI-RDA affirme faire l’objet de menaces physiques émanant, selon lui, de « voix autorisées ». Ces révélations alimentent davantage les tensions politiques, alors que le climat préélectoral s’annonce déjà tendu.
« Pourquoi suis-je ici ? J’attends le minimum de garanties pour pouvoir exercer sereinement mes fonctions de président du parti », a-t-il justifié, pointant du doigt l’absence de conditions sécuritaires favorables à son retour.

Une radiation contestée de la liste électorale
La situation de Tidjane Thiam est d’autant plus complexe qu’il a été radié de la liste électorale définitive, suite à une décision de justice remettant en question sa nationalité ivoirienne. Un coup dur pour ses ambitions présidentielles, alors qu’il n’a jamais officiellement renoncé à se porter candidat à l’élection d’octobre 2025, où l’actuel président Alassane Ouattara est pressenti pour briguer un nouveau mandat.
L’opposant a dénoncé avec fermeté cette éviction du processus électoral, y voyant un signe préoccupant : « Mon élimination de la liste électorale par la Commission électorale indépendante constitue un triste mais éloquent exemple de la dérive de la Côte d’Ivoire vers une absence totale de démocratie », a-t-il écrit dans un communiqué.
Un appel pour des élections libres et inclusives
Tidjane Thiam appelle les autorités à garantir un processus électoral équitable. « Ces attaques contre la démocratie doivent cesser et le gouvernement doit garantir des élections libres, équitables et inclusives en octobre », a-t-il plaidé, réclamant un environnement politique apaisé.
Alors que la date du scrutin approche, l’exclusion d’une figure de premier plan comme Thiam et les menaces présumées qui pèsent sur lui soulèvent des interrogations sur la crédibilité du processus démocratique en Côte d’Ivoire. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer si le pays s’engage sur la voie d’une élection ouverte à tous, ou d’un scrutin verrouillé.
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