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Bénin : Mandat d’arrêt international émis contre Kemi Seba après la tentative de coup d’État
La situation politique au Bénin continue de se tendre après la tentative de coup d’État du 7 décembre. Ce vendredi 12 décembre 2025, un nouveau tournant a été marqué dans l’affaire : la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a délivré deux mandats d’arrêt internationaux visant deux personnalités connues sur le continent.
Kemi Seba et Sabi Sira Korogone dans le viseur de la CRIET
Les deux hommes recherchés ne sont pas des inconnus. D’un côté, Kemi Seba, activiste panafricaniste et leader du mouvement Urgences Panafricanistes, régulièrement critique envers les régimes d’Afrique de l’Ouest. De l’autre, Sabi Sira Korogone, acteur politique béninois réputé pour ses sorties virulentes contre le pouvoir de Cotonou.
Selon des sources judiciaires béninoises, ils sont suspectés d’avoir joué un rôle dans l’organisation, la coordination ou le soutien idéologique du putsch manqué. Les autorités affirment avoir établi des liens entre les deux hommes et certains des militaires arrêtés après les événements, même si les détails complets de l’enquête restent pour l’heure confidentiels.
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Un pays encore marqué par les attaques du 7 décembre
Depuis l’assaut contre la résidence présidentielle et les attaques ciblant plusieurs gradés de l’armée, le Bénin tente de rassurer une population inquiète. Les forces de sécurité ont repris le contrôle des points stratégiques, et les autorités assurent que la situation est désormais « totalement sous contrôle ».
Cependant, la tentative de coup d’État continue de susciter de nombreuses interrogations, notamment sur les commanditaires réels du mouvement et les éventuels soutiens extérieurs. Des zones d’ombre persistent, alimentant les spéculations et les tensions politiques.
Une affaire aux répercussions régionales ?
L’émission de ces mandats d’arrêt pourrait provoquer de nouvelles réactions au sein des réseaux panafricanistes et de l’opposition béninoise, dont certaines figures dénoncent déjà une « instrumentalisation » politique. De son côté, le gouvernement affirme agir dans le strict cadre de la loi pour protéger la stabilité nationale.
Alors que les enquêtes se poursuivent, les regards se tournent désormais vers l’évolution du dossier à l’international et les éventuelles collaborations entre États pour l’exécution des mandats. Le Bénin entre dans une phase délicate, où la gestion judiciaire de cette affaire sera déterminante pour la suite.
