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Attaque sanglante contre des touristes au Cachemire indien : au moins 24 morts

Attaque sanglante contre des touristes au Cachemire indien : au moins 24 morts

Mardi 22 avril, une attaque meurtrière a endeuillé la région touristique de Pahalgam, au Cachemire indien, où des hommes armés ont ouvert le feu sur un groupe de touristes, faisant au moins 24 morts, selon un haut responsable de la police locale. Cet acte de violence, l’un des plus graves ayant visé des civils ces dernières années dans la région, a provoqué une onde de choc à travers le pays.

Un acte condamné au plus haut niveau de l’État

Le Premier ministre indien Narendra Modi a immédiatement dénoncé un “acte odieux”, promettant une riposte implacable.

« Leur dessein maléfique n’aboutira jamais. Notre détermination à lutter contre le terrorisme est inébranlable », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le ministre de l’Intérieur, Amit Shah, a quant à lui annoncé se rendre sur les lieux et promis des sanctions sévères contre les auteurs de l’attaque, qu’il a qualifiée de “terroriste et lâche”.

Des blessés évacués en urgence

Certains blessés ont été transportés à l’hôpital d’Anantnag, dont au moins deux personnes atteintes par balle, l’une d’entre elles ayant été touchée au cou, selon des sources médicales.

Le chef du gouvernement local, Omar Abdullah, a qualifié cette attaque de “bien plus importante que tout ce que nous avons vu ces dernières années”, appelant à un renforcement de la sécurité dans la région.

Une région militarisée et fragilisée

Le Cachemire indien est une zone hautement militarisée, marquée depuis des décennies par une insurrection indépendantiste. Depuis la révocation de son autonomie en 2019 par New Delhi, la région connaît une politique de sécurisation renforcée. Près de 500 000 soldats y sont stationnés en permanence.

Malgré une baisse apparente des violences, le gouvernement indien tente de promouvoir le Cachemire comme une destination touristique de premier plan. En 2024, 3,5 millions de visiteurs s’y sont rendus, en majorité des touristes indiens.

Une attaque en pleine promotion touristique

L’attaque de mardi survient dans un contexte particulier. Depuis la suppression de l’autonomie locale, les autorités indiennes ont multiplié les efforts pour relancer l’économie touristique, allant jusqu’à organiser une réunion du G20 sur le tourisme à Srinagar en 2023, sous haute sécurité.

CSAF

Des complexes hôteliers sont en construction, parfois proches de la ligne de contrôle, frontière informelle entre l’Inde et le Pakistan. Mais cette nouvelle attaque jette une ombre sur ces efforts de normalisation.

Un conflit vieux de plus de 30 ans

Depuis 1989, la région du Cachemire est secouée par un mouvement insurrectionnel, mené par des groupes qui réclament soit l’indépendance du territoire, soit son rattachement au Pakistan. L’Inde accuse régulièrement son voisin de soutenir ces groupes rebelles, ce que le Pakistan nie, affirmant simplement son soutien à l’autodétermination du Cachemire.

La dernière attaque de cette ampleur contre des civils remonte à mars 2000, lorsque une trentaine de personnes avaient été tuées. Plus récemment, en février 2019, un attentat-suicide avait coûté la vie à 40 policiers à Pulwama.

Une unité politique rare face à la tragédie

L’attaque a suscité une condamnation unanime dans la classe politique indienne. Le leader du Congrès, Rahul Gandhi, a évoqué une attaque “dévastatrice”, appelant le gouvernement à prendre ses responsabilités.

« Le pays tout entier est uni contre le terrorisme », a-t-il déclaré.

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