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Verdict marquant : Un ancien ministre de la Justice condamné à 10 ans de prison
Condamné à une peine de dix ans d’emprisonnement, Noureddine Bhiri, ancien ministre de la Justice en Tunisie, fait face à des accusations graves liées à la sécurité de l’État. Parmi ces charges figure l’incitation à la désobéissance civile et l’appel à l’insurrection. Cette décision intervient près de deux ans après son arrestation, déclenchée par un message publié sur Facebook.

Un appel à la résistance contre Kaïs Saïed
En juillet 2021, Bhiri avait exhorté les Tunisiens à une « résistance pacifique » contre ce qu’il qualifiait de « coup d’État » mené par le président Kaïs Saïed. Ces déclarations, largement interprétées comme une tentative d’encourager l’instabilité politique, ont joué un rôle clé dans sa condamnation. À 65 ans, Bhiri avait exercé la fonction de ministre entre 2011 et 2013, une période marquée par des transitions politiques sensibles.
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Un état de santé préoccupant en détention
En détention, Bhiri a vu sa santé se détériorer, notamment après une grève de la faim qu’il a dû interrompre. Amnesty International avait demandé sa libération, soulignant la gravité de sa condition physique. Son état de santé continue d’inquiéter, en particulier en raison de ses problèmes médicaux préexistants.

Des accusations supplémentaires liées au terrorisme
Outre sa condamnation pour incitation à l’insurrection, Bhiri est également accusé d’avoir octroyé des passeports à des individus soupçonnés de terrorisme durant son mandat. Membre influent du parti islamiste Ennahdha, Bhiri reste une figure polarisante dans le paysage politique tunisien. Sa condamnation intervient alors que la Tunisie traverse une période de turbulences, marquée par des tensions politiques croissante.
##Ministre##

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