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Togo : le MAN soutient la marche du 25 juillet et appelle à une coopération conditionnée avec la France

Togo : le MAN soutient la marche du 25 juillet et appelle à une coopération conditionnée avec la France

Alors que les plaies des manifestations de juin restent béantes, une nouvelle date s’inscrit à l’agenda des mobilisations citoyennes au Togo. Ce 25 juillet, la société civile descend à nouveau dans la rue pour exiger vérité, justice et dignité. Et cette fois, le Mouvement pour une Alternative Non-Violente (MAN) brise le silence. En soutien à cette marche pacifique, il interpelle directement les autorités togolaises… et la France. Répression, dérive autoritaire, coopération militaire opaque : les griefs sont clairs, les demandes précises. À la veille de cette mobilisation à haut risque, une question s’impose : le pouvoir écoutera-t-il enfin la voix des consciences ?

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Dans une déclaration transmise à la presse, le MAN déplore un climat politique marqué par une « dérive autoritaire », qu’il associe à l’adoption récente de la nouvelle Constitution. Selon l’organisation, ce texte vise essentiellement à « permettre au pouvoir en place de se maintenir », au détriment des principes démocratiques.

Enquête réclamée sur les décès de juin

Le MAN demande l’ouverture d’une enquête « indépendante et transparente » sur les circonstances de la mort des sept manifestants tués lors des rassemblements organisés en juin par la société civile. Il rappelle que ces incidents, survenus dans un contexte de contestation du régime et de remise en cause de la réforme constitutionnelle, ont suscité de vives réactions dans l’opinion publique nationale et internationale.

L’organisation invite les autorités à garantir un climat apaisé pour le déroulement de la marche du 25 juillet, appelant à « l’abstention de toute répression » et au respect du droit de manifestation pacifique.

Appel à Paris : « Revoir l’accord de défense »

Le MAN a également interpellé la France, partenaire historique du Togo, en l’exhortant à « mettre fin à l’accord de défense de 2011 » liant les deux pays. Il demande que toute coopération bilatérale future soit conditionnée au respect des droits humains et des libertés fondamentales au Togo. Pour le mouvement, la position française à l’égard de la situation togolaise demeure trop « silencieuse », malgré les tensions récurrentes et les atteintes aux libertés.

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L’accord de défense en question, signé il y a plus d’une décennie, n’a jamais été remis en cause officiellement. Toutefois, plusieurs acteurs de la société civile appellent désormais à sa réévaluation, estimant qu’il confère au pouvoir togolais une forme de couverture diplomatique.

Une mobilisation sous surveillance

La marche de ce 25 juillet, prévue pour partir de Bè-Kodjindji à Lomé, se déroulera dans un contexte politique tendu. Le Togo traverse depuis plusieurs mois une phase de transition institutionnelle marquée par la mise en place d’une Ve République, critiquée par une partie de la population pour son absence d’inclusivité et son caractère unilatéral.

Selon les organisateurs, la mobilisation a pour objectif de « réaffirmer le droit à la protestation pacifique et à la dignité citoyenne ». Des appels à la retenue ont été lancés de part et d’autre, même si les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur leur position vis-à-vis de l’événement.

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