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Togo : Bourrage d’urne ou fausse alerte ? La CELI Oti 2 donne sa version

Togo : Bourrage d’urne ou fausse alerte ? La CELI Oti 2 donne sa version

Le climat post-électoral au Togo a été quelque peu perturbé par des accusations de bourrage d’urne portées par le parti politique ADDI dans la commune d’Oti 2, notamment dans les bureaux de vote du lycée Barkoissi. Dans une déclaration relayée par plusieurs médias, ADDI affirme qu’un de ses conseillers municipaux aurait été violemment interpellé et gardé à vue après s’être opposé à un présumé bourrage d’urne.

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Cette affaire, survenue lors des élections locales du 17 juillet 2025, où les Togolais étaient appelés à élire 1 527 conseillers municipaux dans 117 communes, soulève des questions de transparence et d’impartialité dans le processus électoral.

La CELI Oti 2 réfute les accusations de fraude

Face à la montée des tensions, le président de la Commission Électorale Locale Indépendante (CELI) Oti 2, BADJEMNA Faguédeba, a tenu à clarifier les faits dans une déclaration au journal Le Neutre.

Selon lui, les accusations formulées par le président d’ADDI ne correspondent pas à la réalité des faits. « Ceux qui ont été interpellés ont cassé les urnes, prétendant qu’il y avait bourrage. Ce comportement constitue une infraction pénale, ce n’est donc pas dans un cadre électoral qu’ils sont détenus », a-t-il précisé.

M. Faguédeba insiste : aucune preuve de fraude n’a été établie, et les personnes arrêtées ne sont pas retenues pour des motifs politiques, mais pour des actes de destruction de matériel électoral. Quant à leur éventuelle libération, le président de la CELI se veut clair : « Je ne pilote pas la police judiciaire. »

Quand la version judiciaire croise celle de la politique

Ce bras de fer verbal entre une formation politique et une institution électorale locale remet en lumière la fragilité du climat de confiance entre les acteurs du processus démocratique au Togo. Si d’un côté, les partis politiques de l’opposition évoquent régulièrement des manipulations du scrutin, les organes électoraux rappellent de leur côté l’importance du respect de la loi, y compris en période électorale.

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La destruction d’urnes, si elle est avérée, représente une violation grave du processus démocratique, quels que soient les motifs invoqués. Mais l’absence de transparence ou de communication rapide autour des faits contribue aussi à alimenter les suspicions et les rumeurs, dans un contexte où la méfiance est déjà élevée.

Un scrutin globalement pacifique… mais sous tensions latentes

En dehors de cet incident isolé, les élections locales de 2025 se sont déroulées dans un climat pacifique sur l’ensemble du territoire togolais. Aucun affrontement d’envergure ni violence généralisée n’a été signalé.

Ces élections représentent un moment crucial pour les communautés locales, leur permettant de choisir leurs représentants, définir leurs priorités de développement, et renforcer la gouvernance de proximité. Elles incarnent aussi un test pour la maturité démocratique du pays, en particulier dans les zones où les rivalités politiques sont plus vives.

Quelle suite pour l’affaire de Barkoissi ?

Reste à savoir ce que donnera l’enquête judiciaire en cours. La transparence sur le traitement des personnes arrêtées, l’accès à des images ou témoignages vérifiables, ainsi qu’une communication apaisée des acteurs concernés, pourraient permettre de faire la lumière sur cet incident.

Pour l’heure, les positions restent figées : ADDI parle de répression et de fraude, la CELI évoque une application stricte de la loi. Ce désaccord souligne une nécessité : celle d’un renforcement des mécanismes de confiance et de surveillance indépendante dans les processus électoraux à venir.

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