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Togo : après huit ans de détention, Abdoul Aziz Goma interpelle l’ONU à Genève

Togo : après huit ans de détention, Abdoul Aziz Goma interpelle l’ONU à Genève

Le 2 mars 2026, Abdoul Aziz Goma a livré un témoignage poignant devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève. Libéré en janvier dernier après huit années passées en prison au Togo, ce citoyen togolais et irlandais a dénoncé ce qu’il qualifie de « conditions de détention inhumaines ».

Un récit marqué par l’isolement et la maladie

Face aux diplomates et représentants d’organisations internationales, Abdoul Aziz Goma a affirmé avoir subi un isolement prolongé ainsi qu’un accès insuffisant aux soins médicaux. Selon lui, ces conditions auraient gravement affecté sa santé physique et mentale.

Son intervention, suivie avec attention par plusieurs ONG, a mis en lumière la question du traitement des détenus au Togo, notamment ceux considérés comme proches des milieux contestataires.

Le nord du Nigeria fait face à une nouvelle vague d’enlèvements visant aussi bien des élèves que des fidèles et des habitants de villages ruraux. Malgré les opérations de sécurité, l’insécurité continue de fragiliser la région et d’inquiéter les populations.

Une arrestation liée aux manifestations de 2018

Arrêté en 2018 à Lomé, Abdoul Aziz Goma était accusé d’avoir porté atteinte à la sûreté de l’État. Il lui était reproché d’avoir hébergé des jeunes manifestants dans un contexte de tensions sociopolitiques.

L’intéressé assure ne pas avoir pris part aux manifestations. Il estime toutefois avoir été ciblé en raison de son engagement en faveur des droits humains, une position qui, selon lui, l’aurait exposé à des représailles.

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Un procès tardif et une libération sous pression

Son procès ne s’est tenu qu’en 2025, soit sept ans après son arrestation. À l’issue des audiences, il a été condamné à dix ans de prison. Pourtant, quelques mois plus tard, en janvier 2026, il retrouvait la liberté.

D’après ses déclarations devant le Conseil, cette libération serait intervenue à la suite de pressions internationales croissantes, notamment de la part d’organisations de défense des droits humains et de partenaires étrangers.

Un appel à la vigilance internationale

Devant l’instance onusienne, Abdoul Aziz Goma a exhorté la communauté internationale à maintenir son attention sur la situation des défenseurs des droits humains au Togo. Il a affirmé que d’autres activistes seraient toujours détenus dans le pays.

Son témoignage ravive ainsi le débat sur l’état des libertés publiques, l’indépendance de la justice et les garanties procédurales accordées aux prévenus dans le pays.

Un débat relancé sur les droits humains au Togo

Cette prise de parole à Genève intervient dans un contexte où la question des droits humains en Afrique de l’Ouest demeure sensible. L’affaire Abdoul Aziz Goma pourrait relancer les discussions entre les autorités togolaises et leurs partenaires internationaux sur les réformes judiciaires et les conditions carcérales.

Au-delà de son cas personnel, son intervention devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies remet au centre des préoccupations la protection des défenseurs des libertés fondamentales au Togo.

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