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Scandale présumé à l’OTR : la DMP hausse le ton et exige une enquête indépendante
La Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) est montée au créneau après les révélations du journaliste Ferdinand Ayité sur de supposés détournements de fonds à l’Office Togolais des Recettes (OTR). Dans un communiqué publié le 23 mars 2026 à Lomé, l’opposition exprime sa vive indignation et appelle à faire toute la lumière sur cette affaire.
Des révélations jugées « alarmantes »
Selon la DMP, les informations rendues publiques décrivent un système structuré de détournements de fonds publics impliquant des mécanismes opaques de décaissement et de possibles complicités à haut niveau.

Le communiqué évoque des pratiques de « siphonage » des ressources fiscales, qui auraient contribué à fragiliser les contribuables et certaines entreprises, tout en privant l’État de ressources importantes. Pour la coalition, ces faits, s’ils sont avérés, illustrent une gestion défaillante des finances publiques, dans un contexte où les secteurs sociaux et les infrastructures restent sous pression.
Une interpellation directe des institutions
Face à la gravité des accusations, la DMP interpelle plusieurs institutions de la République.
Elle appelle notamment le gouvernement dirigé par Faure Gnassingbé à s’expliquer sur la gestion des ressources publiques. Le Commissaire général de l’OTR est également invité à rompre le silence et à justifier l’utilisation des fonds de l’institution.
La coalition met en cause la responsabilité du ministère de l’Économie et des Finances, tout en dénonçant ce qu’elle considère comme une absence de mécanismes d’alerte efficaces.
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Appel à des enquêtes et audits approfondis
La DMP demande à la Cour des comptes de produire un audit exhaustif sur la gestion de l’OTR au cours des dix dernières années.
Elle exhorte également la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) à se saisir du dossier et à transmettre les éléments disponibles à la justice.
Par ailleurs, l’Assemblée nationale du Togo est appelée à mettre en place une commission d’enquête parlementaire afin d’auditionner les responsables présumés.
Des exigences fermes au nom de la transparence
Dans son communiqué, la DMP formule plusieurs exigences, dont le gel conservatoire des avoirs des personnes citées et l’ouverture de poursuites judiciaires pour « crime économique ».
Elle insiste également sur la nécessité de protéger le journaliste Ferdinand Ayité, saluant un travail qu’elle qualifie d’« utilité publique ».
Mobilisation citoyenne en toile de fond
Au-delà des institutions, la DMP lance un appel au peuple togolais et aux forces vives de la nation à se mobiliser contre ce qu’elle décrit comme un système de prédation des ressources publiques.
La coalition affirme qu’aucune tentative de dissimulation ne sera tolérée et appelle à une prise de conscience collective pour exiger plus de transparence et de redevabilité dans la gestion des affaires publiques.
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