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RDC : Meeting du M23 à Goma, les forces congolaises en recul face à l’avancée ennemie dans l’est
Jeudi 6 février 2025, le M23 a tenu un meeting à Goma, ville récemment tombée entre ses mains après des combats sanglants qui ont coûté la vie à plusieurs milliers de personnes. Le groupe armé, soutenu par le Rwanda, a assuré vouloir « libérer tout le Congo », intensifiant ainsi ses ambitions territoriales. Après avoir conquis la capitale du Nord-Kivu, les forces du M23 ont étendu leur offensive, prenant la ville minière de Nyabibwe dans le Sud-Kivu, à seulement 100 km de Bukavu, alors que les forces congolaises (FARDC) sont acculées dans l’est du pays.

Le M23 défie l’armée congolaise
Malgré une trêve humanitaire récemment déclarée par le M23, ce dernier a rompu le cessez-le-feu à cause de nouvelles offensives. Selon les Nations unies, les combats à Goma ont déjà fait au moins 2 900 victimes, et les FARDC, mal préparées et déstabilisées par la corruption, peinent à contenir l’avancée du M23 et de ses alliés. Alors que les troupes congolaises se préparent à défendre l’aéroport de Kavumu, dernière ligne de défense avant Bukavu, la situation se complique, et l’issue semble de plus en plus incertaine pour Kinshasa.
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Un meeting sous haute tension à Goma
Lors du meeting à Goma, le leader politique du M23, Corneille Nangaa, a déclaré devant des milliers de partisans : « On veut libérer tout le Congo ». L’enthousiasme était palpable alors que les jeunes dans la foule scandaient « Va à Kinshasa ! ». Cependant, la situation à Goma n’a pas été sans contraintes. Les commerces ont été fermés sur ordre du M23, et la présence à l’événement était apparemment obligatoire. Le M23 a également pris un moment pour honorer les victimes des combats avant de déclarer son intention de renverser le président Tshisekedi, promettant de mettre en place une nouvelle administration et justice.

Des tensions diplomatiques croissantes
Cette montée en puissance du M23 dans l’est de la RDC met à mal les efforts diplomatiques internationaux. Bien que des médiateurs comme l’Angola et le Kenya cherchent à désamorcer le conflit, l’implication directe du Rwanda dans les combats complique la situation. Le gouvernement congolais a intensifié ses appels à sanctionner Kigali, mais les répercussions restent limitées. Une réunion d’urgence de la communauté internationale est prévue, avec l’espoir de trouver une solution durable au conflit. De plus, un mandat d’arrêt a été émis contre Corneille Nangaa, intensifiant la pression sur les responsables du M23.
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Le danger d’une déstabilisation régionale
Les tensions entre la RDC et le Rwanda risquent d’aggraver une crise déjà complexe, avec des risques de déstabilisation régionale. Le Malawi a ordonné le retrait de ses troupes de la mission régionale en RDC, espérant créer un espace pour des négociations de paix. En parallèle, la Cour pénale internationale suit de près la situation, préoccupée par les exactions signalées, dont des pillages et des viols. Le sommet prévu à Dar es Salaam entre les présidents congolais et rwandais pourrait offrir une chance de désescalade, mais l’issue reste incertaine face à l’intensification des combats et aux enjeux géopolitiques.
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