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Procès meurtre du colonel Madjoulba : Deux témoins clés apportent des éclaircissements

Procès meurtre du colonel Madjoulba : deux témoins clés apportent des éclaircissements

Le procès du meurtre du colonel Bitala Madjoulba, survenu le 4 mai 2020, a connu un moment crucial aujourd’hui avec la clôture de l’audition des 19 témoins à charge au tribunal militaire du Togo. Parmi les témoignages, deux ont particulièrement retenu l’attention des observateurs : ceux des colonels Tchakbéra et Yotroféï Massina, apportant de nouveaux éléments de compréhension à une affaire qui a secoué le pays depuis plus de trois ans.

CABINET FAFANYO

Lors de l’audience d’aujourd’hui, deux témoins clés ont livré des déclarations percutantes. Le premier d’entre eux, le colonel Tchakbéra, a affirmé avoir passé la dernière soirée du 3 mai 2020 en compagnie du colonel Bitala Madjoulba, de 18h30 à 21h30. Selon le récit du colonel Tchakbéra, le défunt colonel aurait multiplié les mises en garde : « Faites attention, méfiez-vous de tout le monde. »

Le procureur, cherchant à éclaircir les propos du témoin, a demandé : « Lors de vos échanges, le colonel défunt vous a dit que le ver est dans le fruit. Qu’est-ce que cela voulait dire ? » Le colonel Tchakbéra a répondu qu’il ne comprenait rien à l’époque, mais il a finalement précisé que, selon le colonel Bitala Madjoulba, « le ver » représentait le général Abalo Kadangha, ancien chef d’état-major des armées, accusé d’entrave au bon fonctionnement de la justice, complicité d’assassinat, et complicité contre la sûreté intérieure de l’État dans cette affaire, tandis que « le fruit » faisait référence aux forces armées togolaises.

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Un autre témoin clé, le colonel Yotroféï Massina, qui occupait le poste de directeur général de la gendarmerie nationale à l’époque des faits, a déclaré que le chef d’état-major général n’aurait pas dû envoyer l’unité de sécurité militaire sur les lieux du crime, sachant que la police judiciaire était déjà chargée de l’enquête concernant la mort du colonel Bitala Madjoulba. Lorsqu’on lui a demandé s’il en avait parlé à son supérieur hiérarchique, il a répondu : « Non, je suis son subordonné, si je ne le fais pas, lui pouvait me recadrer. » Selon l’accusation, l’intervention de l’unité de sécurité militaire aurait nui à l’enquête en cherchant à créer une diversion et à détourner les enquêteurs.

Le procès du meurtre du colonel Bitala Madjoulba continue de susciter l’intérêt du public togolais et de la communauté internationale. Les déclarations des témoins, en particulier celles des colonels Tchakbéra et Yotroféï Massina, pourraient jouer un rôle déterminant dans la recherche de la vérité dans cette affaire complexe qui secoue le pays depuis plus de trois ans. Le tribunal militaire du Togo poursuit son travail pour faire la lumière sur cet acte tragique et rendre justice au colonel Bitala Madjoulba.

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