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Prisons attaquées: « la piste d’influence de la DZ Mafia » sera « explorée » par les enquêteurs
Une série d’attaques violentes visant des agents pénitentiaires et des établissements carcéraux a secoué la France. Véhicules incendiés, tirs de mortier, de Kalachnikov, cocktails Molotov : les agressions se sont multipliées dans plusieurs régions du pays. Le signal de départ : un tag « DDPF » découvert à Agen, sur le parking de l’École nationale de l’administration pénitentiaire, accompagné de sept voitures incendiées.

Une cellule criminelle derrière le compte Telegram DDPF
À l’origine des revendications, un canal Telegram nommé DDPF (Défense des prisonniers français), aujourd’hui fermé. Ce groupe, inconnu des services de police jusqu’ici, aurait désigné publiquement des cibles au sein de l’administration pénitentiaire. La procureure de Paris, Laure Beccuau, affirme que DDPF ne représente pas une organisation structurée, mais plutôt un étendard criminel utilisé par divers malfaiteurs.
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La piste DZ Mafia « explorée »
Parmi les individus interpellés, l’un des principaux suspects, âgé de 24 ans et déjà placé en détention provisoire, serait à l’origine du canal Telegram DDPF. Il est le seul à ce jour à avoir évoqué un lien avec la DZ Mafia, un réseau criminel proche du narcobanditisme marseillais. « La piste d’influence de la DZ Mafia, réelle ou supposée, sera explorée », a déclaré Laure Beccuau depuis le tribunal judiciaire de Paris.
21 suspects mis en examen : une organisation large et violente
Au total, 21 personnes ont été mises en examen, dont deux mineurs placés en centre éducatif fermé et sept déjà incarcérées au moment des faits. Deux suspects ont demandé un débat différé. Selon la procureure, les individus jouaient des rôles variés : instigateurs, relais, recruteurs ou exécutants, agissant avec une violence préméditée et décomplexée, touchant à la fois les agents dans leur travail et dans leur vie privée.

Des profils divers, des peines lourdes encourues
Les suspects ont entre 15 et 37 ans, avec des parcours judiciaires très hétérogènes. Certains sont totalement inconnus de la justice, d’autres issus de la haute criminalité. Les faits reprochés sont d’une gravité extrême : tentative de meurtre en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de crimes et délits, pouvant conduire à la réclusion criminelle à perpétuité. D’autres encourent jusqu’à 10 ans de prison. Certains ont d’ores et déjà reconnu leur participation.
Des recrutements rémunérés à bas coût
Un élément marquant de l’enquête : la dimension tarifée du recrutement. Des jeunes, parfois très peu impliqués jusqu’ici dans la criminalité, auraient été recrutés pour des actions violentes moyennant des sommes allant de 500 à 7 000 euros. Une méthode révélatrice de l’évolution de la criminalité organisée, qui associe désormais profils expérimentés et jeunes exécutants bon marché.
Une information judiciaire de grande ampleur
L’enquête est désormais entre les mains de la Junalco, la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée. Elle porte sur une quinzaine d’actions violentes, menées contre l’administration pénitentiaire depuis la mi-avril. La procureure a salué la mobilisation exemplaire des forces de sécurité et réaffirmé son soutien total aux agents pénitentiaires, victimes de cette escalade criminelle.
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