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Pétrole : L’or noir s’effondre à son plus bas niveau depuis 4 ans
Le lundi 7 avril 2025, les prix du pétrole ont brutalement plongé, atteignant leur niveau le plus bas depuis avril 2021, en pleine pandémie de Covid-19. Cette dégringolade est attribuée à des craintes croissantes d’un ralentissement de la croissance économique mondiale, qui pourrait sévèrement impacter la demande en brut.

Selon les analystes de DNB, cette baisse est liée à un double choc : l’instauration de nouvelles taxes douanières qui freinent les échanges, et l’augmentation inattendue de la production décidée par l’Opep+.
📉 Des chiffres qui parlent : le Brent et le WTI au tapis
À 10h35 GMT (12h35 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord (livraison en juin) perdait 2,70 %, atteignant 63,81 dollars, après une descente à 62,51 dollars, un seuil inédit depuis quatre ans.
Du côté américain, le West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai chutait de 2,84 %, à 60,23 dollars, après avoir touché 58,95 dollars, un plus bas similaire.
🛃 Trump relance la guerre commerciale
Donald Trump, fidèle à sa ligne dure, a maintenu sa nouvelle politique douanière, imposant un droit de douane plancher de 10 % et jusqu’à 20 % pour certains pays comme l’Union européenne. Une décision qui exacerbe les tensions commerciales internationales.
La Chine, principal importateur mondial de pétrole, est particulièrement visée : 34 % de taxes supplémentaires s’ajoutent à celles déjà en place. Pékin a immédiatement annoncé des représailles, avec des droits de douane équivalents sur les produits américains à partir du 10 avril 2025.
Lire aussi : Les prix du pétrole s’envolent après les sanctions de Trump contre l’Iran
🏭 Industrie et carburants sous pression
Les analystes préviennent : les secteurs énergivores tels que la manufacture et le commerce seront les plus touchés. En conséquence, les carburants industriels — gazole, fioul, matières premières pétrochimiques — risquent de voir leur demande s’effondrer.
D’après DNB, chaque baisse de 0,1 point de pourcentage du PIB mondial pourrait entraîner une chute de 0,1 million de barils par jour dans la demande globale de pétrole, dans un contexte de guerre commerciale.

🛢️ L’Opep+ surprend en rouvrant les vannes
Autre facteur de déséquilibre : l’annonce surprise de l’Opep+, qui prévoit une hausse de production de 411 000 barils/jour dès mai 2025. Ce chiffre dépasse largement les 135 000 barils/jour annoncés précédemment, dans le cadre d’un retour progressif de 2,2 millions de barils retenus par huit pays membres.
Officiellement, cette décision est motivée par des « perspectives positives », mais certains analystes, comme Ole R. Hvalbye de SEB, y voient plutôt une frustration interne au sein du cartel, nourrie par les surproductions persistantes du Kazakhstan et de l’Irak.
🛑 Vers un nouveau choc pétrolier ?
Entre tensions géopolitiques, déséquilibres de production, et guerre commerciale, les marchés pétroliers sont plus vulnérables que jamais. Une chose est sûre : l’ère des prix élevés semble désormais loin, alors que l’économie mondiale entre dans une zone de turbulence.
##Pétrole##
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