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Municipales 2025 : Coup dur pour l’opposition après l’invalidation de 26 listes
La Cour suprême du Togo a publié, la semaine dernière, la liste définitive des candidatures validées pour les élections municipales de 2025. Sur les 520 listes soumises à son appréciation, 26 ont été rejetées, soit près de 5 % des dossiers déposés. Cette décision, émanant de la chambre administrative de la juridiction suprême, intervient à un mois du scrutin, bouleversant l’équilibre politique local dans plusieurs régions.

Des listes invalidées jusque dans les rangs du pouvoir
Si les partis d’opposition sont les plus durement touchés par cette vague d’invalidations, la décision judiciaire n’épargne pas non plus le parti au pouvoir. L’Union pour la République (UNIR) voit sa liste rejetée dans la commune de Tone 1, dans la région des Savanes. Une rareté notable qui place le parti présidentiel sur la défensive dans cette zone stratégique. ADDI, un autre parti d’opposition, subit le même sort dans cette commune.
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La région des Plateaux, principal épicentre des rejets
C’est dans la région des Plateaux que les annulations de candidatures sont les plus massives. Plusieurs partis d’opposition y voient leurs listes recalées : l’ANC, le FDR, l’UFC, CLE, DMP, UDS-Togo et ADDI, dans des communes comme Amou, Haho, Ogou, Kpélé et Moyen-Mono. Ce coup dur prive ces formations de la possibilité de présenter des candidats dans des zones à fort enjeu électoral.

Des motifs d’invalidation multiples
Les raisons invoquées par la Cour sont diverses : certaines listes étaient incomplètes ou contenaient trop de candidats, d’autres présentaient des personnes non éligibles ou concernées par des doubles inscriptions. Des erreurs dans les documents fournis, ainsi que le non-paiement du cautionnement électoral ont également entraîné des rejets.
Un impact majeur sur les forces de l’opposition
Dans la région de la Kara, les listes de l’ANC dans les communes de Kozah 1 et 2 ont été écartées. Dans la région Centrale, c’est le FDR à Blitta 2, ainsi que les groupes indépendants BIVALAA et MIC à Tchaoudjo 1, qui sont exclus. Au total, ces rejets affaiblissent nettement les positions de l’opposition, déjà en difficulté pour concurrencer la puissante machine électorale d’UNIR.
Vers un scrutin déséquilibré ?
Avec cette décision, le paysage électoral s’en trouve profondément modifié. L’absence de certaines formations dans plusieurs communes pourrait compromettre la pluralité politique du scrutin. Pour les partis affectés, l’enjeu est désormais double : maintenir une mobilisation sur le terrain tout en contestant, dans certains cas, les invalidations jugées contestables.
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