Politique
Manifestations du 6 juin 2025 au Togo : combien ont été arrêtés ?
L’arrestation en soirée du rappeur engagé Aamron (Tchalla Essowè Narcisse) le 26 mai 2025 a déclenché une vague de colère au sein de la jeunesse togolaise aboutissant à des manifestations. Sur TikTok, Instagram et Telegram, les appels à la mobilisation se sont multipliés, ciblant la hausse du coût de la vie, le chômage des jeunes et une dérive autoritaire du régime.

Les événements du 6 juin à Lomé
Sous un important déploiement policier, des manifestants, jeunes pour la plupart, ont défilé pacifiquement dans les rues de Lomé. L’opposition traditionnelle a été priée de ne pas s’impliquer, la mobilisation ayant été organisée directement par la société civile et des influenceurs.
Lire aussi : Manifestation du 6 juin 2025 : l’artiste plasticien Eric Wonanu tranche
Arrestations : « dozens », mais sans chiffre précis
Selon plusieurs sources, des dizaines de manifestants ont été interpellés lors de cette journée du 6 juin. Le président de la Synergie des Étudiants et Élèves du Togo, Bertin Bandiegou, figure parmi les personnes arrêtées, de même que quelques journalistes qui ont été brièvement détenus avant d’être relâchés.
Dure répression et répercussions lors des manifestations
L’association ASVITTO, spécialisée dans la lutte contre la torture, a dénoncé des violences et des passages à tabac à la Brigade Antigang de Djidjolé. Des ONG et quelques figures de l’ancienne élite politique, à l’instar de l’ex-ministre Marguerite Gnakadé, ont exigé la libération immédiate des détenus politiques.
Le flou persiste
À ce jour, aucune source officielle ne communique de nombre exact de personnes arrêtées le 6 juin. Les estimations restent vagues, évoquant simplement « des dizaines » d’interpellations. Cette absence de transparence rappelle un schéma récurrent de répression des libertés au Togo .

🔍 Bilan provisoire
- Date : 6 juin 2025
- Manifestants arrêtés : des dizaines, sans chiffre officiel confirmé
- Catégories concernées : jeunes manifestants, étudiants, journalistes, leaders étudiants (dont B. Bandiegou)
- Signalement d’abus : détentions arbitraires, passages à tabac, conditions discutables en commissariats
En perspective
Il est nécessaire que la société civile togolaise, les organisations de défense des droits humains (comme ASVITTO), ainsi que les institutions internationales, insistent pour obtenir des données précises et la mise en liberté des personnes détenues pour avoir exercé leur droit à manifester pacifiquement. L’absence de transparence gouvernementale sur ce point alimente la méfiance et fragilise la cohésion nationale.
Conclusion
Si l’ampleur exacte des arrestations reste floue, les sources convergent pour décrire une répression marquée, avec de nombreuses interpellations jugées arbitraires. Seule une enquête indépendante, soutenue par des acteurs nationaux et internationaux, permettra d’établir la vérité.
Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.
Rejoignez notre communauté télégramme pour ne rien manquer.

