Se connecter avec nous

Actualités

Lomé : entre milices et impunité, la DMP dénonce une banalisation des violences politiques

Lomé : entre milices et impunité, la DMP dénonce une banalisation des violences politiques

Un an après la violente attaque survenue au siège de la CDPA à Lomé, la capitale togolaise reste marquée par un climat d’impunité. La Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) accuse le pouvoir en place de banaliser les violences politiques, alors que des victimes, des témoins et même des organisations internationales réclament toujours justice. Entre milices visibles dans les rues et silence des autorités, la situation à Lomé illustre une dérive sécuritaire qui inquiète.

Des enquêtes promises, mais aucune justice

À l’époque, des victimes avaient livré des témoignages précis, affirmant avoir reconnu des agents de sécurité en civil et certains « nervis » déjà connus du public. Des enquêteurs avaient même effectué une visite des lieux, nourrissant l’espoir d’une procédure rapide. Mais un an plus tard, la justice n’a donné aucune suite concrète.
« L’impunité est devenue la règle », déplore un responsable de la DMP.

Une recrudescence des violences en 2025

La situation ne s’est pas améliorée, bien au contraire. Le 6 juin 2025, lors de nouvelles mobilisations citoyennes à Lomé, plusieurs agressions ont été recensées. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montraient certains individus déjà impliqués dans l’attaque de 2024, l’un d’eux exhibant même un fusil en pleine rue, sans réaction des forces de l’ordre.

Pour la DMP, cette répétition des violences illustre une collusion tacite entre milices et forces de sécurité. Les conséquences humaines sont lourdes : sept morts, de nombreux blessés par balles et des cas de bastonnades jusque dans les domiciles. Des organisations de défense des droits humains, locales comme internationales, confirment ces constats et réclament une enquête indépendante, nationale ou internationale. Mais là encore, les appels restent sans réponse.

L’émergence inquiétante des « Sentinelles du Peuple »

Dans ce climat de tension, un groupe se présentant comme une structure d’autodéfense, baptisé « Les Sentinelles du Peuple », a tenu une conférence de presse le 29 août 2025 à Lomé. Officiellement enregistrée, l’association affirme vouloir « aider » les forces de sécurité. Mais pour la DMP, cette reconnaissance institutionnelle risque d’ouvrir la voie à une légitimation des violences parallèles et à une militarisation de la vie politique.

Les exigences de la DMP face au statu quo

Face à cette spirale, la DMP formule plusieurs revendications claires :

  • Réactiver et élargir l’enquête de 2024, idéalement sous l’égide d’une commission internationale indépendante ;
  • Identifier et arrêter les auteurs et commanditaires des violences, y compris ceux qui circulent armés en toute impunité ;
  • Dissoudre les groupes d’autodéfense tolérés par les autorités ;
  • Assurer la protection des citoyens par les forces de sécurité légales ;
  • Mettre en cause les responsables politiques accusés de complicité par leur silence ou leur inaction.

Un tournant critique pour le Togo

Pour la DMP, le Togo est à un « moment critique de son histoire ». Elle met en garde contre la banalisation des violences politiques et appelle à une mobilisation citoyenne renforcée, ainsi qu’à la pression des partenaires internationaux comme la CEDEAO, l’Union africaine et l’ONU.
Un an après l’agression au siège de la CDPA, le souvenir des visages cagoulés et des coups reste vivace. L’absence de justice continue de hanter le débat public, posant une question centrale : jusqu’où ira la tolérance des autorités face aux nervis et aux violences politiques ?

Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

Rejoignez notre communauté télégramme pour ne rien manquer.

Source : Togobreakingnews

Continuer La Lecture
Cliquez pour commenter

Laisser une Réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © 2025 POWERED BY DM COMMUNICATION