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Angola : 22 morts en deux jours lors de manifestations contre la hausse du diesel
L’Angola traverse une grave crise sociale depuis lundi. En seulement 48 heures, 22 personnes ont perdu la vie, dont un policier, et près de 200 autres ont été blessées. Cette flambée de violence survient après l’annonce gouvernementale d’une hausse du prix du diesel, passé de 300 à 400 kwanzas (environ 0,33 à 0,43 $ US), dans un pays déjà confronté à de lourdes difficultés économiques.

La grève des chauffeurs tourne à l’émeute
Tout est parti d’une grève des chauffeurs de minibus à Luanda, capitale du pays. Très vite, le mouvement a dégénéré : des scènes de pillages, d’incendies et d’affrontements avec les forces de l’ordre ont été signalées. D’autres villes telles que Huambo, Benguela et Lubango ont également été touchées par les violences. À Cazenga, un quartier de Luanda, plusieurs corps sans vie gisaient dans les rues, selon des témoignages locaux.
Répression massive et climat de tension persistant
Malgré l’arrestation de plus de 1 200 personnes, le climat reste extrêmement tendu. La police et les forces de sécurité ont été déployées en renfort dans les zones sensibles. Les habitants dénoncent une répression brutale, tandis que les autorités appellent au calme.
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Une réforme soutenue par le FMI mais rejetée sur le terrain
La hausse du prix du carburant s’inscrit dans une politique plus large de suppression progressive des subventions énergétiques, entamée en 2023 par le gouvernement. Celles-ci représentaient jusqu’à 4 % du PIB en 2024. Le Fonds monétaire international (FMI) soutient cette réforme, la jugeant nécessaire pour rétablir les équilibres budgétaires du pays. Cependant, sur le terrain, les syndicats critiquent l’absence totale de mesures d’accompagnement pour les populations les plus vulnérables.

L’exécutif appelle au calme, la rue menace de se remobiliser
Face à l’ampleur des violences, le président João Lourenço a convoqué mercredi une réunion d’urgence avec ses ministres pour évaluer la situation sécuritaire. Il s’est engagé à suivre de près l’évolution de la crise. Cependant, les syndicats maintiennent la pression et annoncent une nouvelle mobilisation pour fin septembre si aucun compromis social n’est trouvé d’ici là.
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Une crise qui cristallise le malaise social angolais
Au-delà de la seule question du carburant, ces émeutes révèlent un profond malaise économique et social en Angola. L’inflation, le chômage élevé et la faiblesse des services publics alimentent une colère populaire que les autorités peinent de plus en plus à contenir.
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