Actualités
30 ans de prison pour le meurtre d’un togolais au Bénin, le parquet juge la peine « trop clémente »
Le verdict est tombé au tribunal d’Abomey-Calavi au Bénin. Un homme reconnu coupable de l’assassinat de l’entrepreneur togolais Richard Gbédé a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Une décision qui ne satisfait pas le ministère public, lequel estime la sanction insuffisante au regard de la gravité des faits et envisage déjà de faire appel.
Le verdict est tombé au tribunal d’Abomey-Calavi au Bénin. Un homme reconnu coupable de l’assassinat de l’entrepreneur togolais Richard Gbédé a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Une décision qui ne satisfait pas le ministère public, lequel estime la sanction insuffisante au regard de la gravité des faits et envisage déjà de faire appel.
Un voyage d’affaires qui vire au drame
Le 6 décembre 2025, l’homme d’affaires togolais Richard Gbédé, promoteur de la structure CISA, quitte Lomé pour se rendre au Bénin. Le motif est simple : récupérer environ cinq millions de francs CFA auprès d’un partenaire béninois à la suite d’une activité organisée au Maroc.
Mais ce déplacement sera le dernier. L’entrepreneur ne donnera plus signe de vie.
Quelques jours plus tard, son corps est retrouvé dans un bas-fond à Avlékété, sur le littoral béninois. L’enquête ouverte par les autorités conduit à l’arrestation de deux suspects : son partenaire d’affaires, identifié comme principal accusé, et un tradithérapeute présenté comme son féticheur présumé.
Un projet d’élimination évoqué lors de l’enquête
Selon les éléments révélés au cours de l’instruction, le tradithérapeute aurait été sollicité pour provoquer mystiquement la mort de l’entrepreneur togolais, notamment en provoquant un accident de la circulation avant son arrivée à destination.
Lire aussi : À l’ombre du 08 Mars : Une loi qui légalise légalise les violences conjugales ?
À la barre, le guérisseur a rejeté toute implication. Il affirme avoir refusé la demande qui lui aurait été faite. De son côté, l’accusé principal a nié les faits malgré des aveux réalisés durant l’enquête. Il affirme avoir inventé cette version sous l’influence d’un tiers. Il soutient désormais que lui et la victime auraient été attaqués au couteau par des individus envoyés par une autre personne.
Mais la cour a relevé plusieurs incohérences dans son récit. Durant l’audience, il a notamment reconnu avoir envoyé un message au tradithérapeute affirmant avoir tué « involontairement » son partenaire d’affaires.
Un verdict contesté par le parquet
À l’issue des débats, le ministère public avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre l’accusé principal et 20 ans de prison contre le tradithérapeute.
Lire aussi : Togo : l’armée a saisi des fusils AK-47 et grenades entre Bassar et Sokodé
Le tribunal d’Abomey-Calavi a finalement condamné le principal accusé à 30 ans de réclusion criminelle, tandis que le tradithérapeute a écopé de 8 ans de prison. Les deux hommes devront également verser 30 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la famille de la victime.
Estimant que la sanction ne reflète pas la gravité du crime, le parquet a annoncé son intention de faire appel, ouvrant la voie à un nouveau chapitre judiciaire dans cette affaire.
A suivre…
Rejoignez notre chaine WhatsApp pour ne rien manquer de l’actualité
