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Un infirmier condamné à trois ans de prison pour un commentaire sur Facebook insultant le président 

Un infirmier condamné à trois ans de prison pour des propos injurieux contre le Président

La liberté d’expression sur les réseaux sociaux se heurte à la rigueur judiciaire à quelques mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Tokpa Flan Japhet, un infirmier de 43 ans, a été condamné à trois ans de prison ferme et à cinq millions de francs CFA d’amende pour avoir tenu des propos jugés insultants à l’égard du président Alassane Ouattara.

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Dans un communiqué transmis à la presse, le procureur de la République d’Abidjan, Oumar Braman Koné, a précisé que l’infirmier est l’auteur d’un « commentaire extrêmement outrageant » sur Facebook. Ce dernier y affirmait que si la mère du président Ouattara avait avorté, « elle aurait sauvé l’Afrique ».


La justice inflexible malgré les excuses

Lors de son procès, l’infirmier a exprimé des regrets et formulé une demande de pardon, sans pour autant convaincre la justice. Le procureur a martelé que « ni le repentir ni la demande de pardon n’ont un effet sur la réalité des infractions », appelant ainsi à la responsabilité dans les prises de parole en ligne.

Le ministère public a également averti que toute dérive langagière, en Côte d’Ivoire ou à l’étranger, fera l’objet de poursuites judiciaires, soulignant la fermeté de l’État face aux critiques perçues comme diffamatoires envers les institutions.


Répression croissante à l’approche des élections

Cette affaire s’inscrit dans un climat politique tendu. Depuis début juin, six responsables de jeunesse du principal parti d’opposition ont été arrêtés, notamment pour avoir appelé à la mobilisation via une vidéo sur les réseaux sociaux.

Dans le même contexte, un autre individu, Moussa Diakaté, a été interpellé pour avoir diffusé une vidéo contenant des menaces de mort contre des militants politiques. Il doit être présenté au parquet ce mardi, selon le procureur.

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Des précédents violents qui hantent le processus électoral

La Côte d’Ivoire a un lourd passé de crises postélectorales. L’élection présidentielle de 2010, opposant Alassane Ouattara à Laurent Gbagbo, avait plongé le pays dans le chaos, provoquant la mort d’environ 3.000 personnes.

Pour la présidentielle prévue le 25 octobre, quatre figures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo, ont été écartées de la course par décision de justice. Pendant ce temps, le président Ouattara laisse planer le doute sur une éventuelle candidature pour un quatrième mandat, ce qui alimente les tensions politiques.

Liberté d’expression sous haute surveillance

Ce verdict marque un signal fort envoyé par la justice ivoirienne à ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour s’exprimer sur la scène politique. Si les autorités défendent la mesure comme un moyen de préserver l’ordre public, les défenseurs des droits humains y voient une menace croissante sur la liberté d’expression, notamment dans un contexte préélectoral explosif.

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