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Un drame national après les inondations : Plus de 200 morts
Le Nigeria est sous le choc après les inondations dévastatrices qui ont frappé le pays la semaine dernière, en particulier dans l’État du Niger, situé au centre-nord. Selon Ahmad Suleiman, coordinateur humanitaire de cet État, plus de 200 corps ont été retrouvés, et le bilan pourrait encore s’alourdir. « Personne ne peut dire à l’heure actuelle combien il y a de morts (…) nous sommes toujours à la recherche d’autres corps », a-t-il déclaré à la chaîne Channels Television.

Mokwa, l’épicentre de la tragédie
La ville de Mokwa est la plus durement touchée. Un quartier entier a littéralement été rayé de la carte jeudi dernier, emporté par les eaux en furie du fleuve Niger. Des volontaires et équipes de secours fouillent encore la zone sinistrée, parfois sous une chaleur accablante, retrouvant des corps jusqu’à 10 kilomètres de distance.
Des familles décimées
Le bilan officiel faisait état de 150 morts il y a encore quelques jours, mais de nombreux habitants affirment avoir perdu jusqu’à une dizaine de proches. La population endeuillée vit dans l’angoisse et la désolation, tandis que la recherche de survivants se poursuit dans un climat d’incertitude.
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Alerte ignorée et infrastructures défaillantes
Pour les habitants, cette catastrophe est autant naturelle qu’humaine. Quinze des 36 États du Nigeria avaient pourtant été placés en alerte crue quelques jours avant les événements. Mais à Mokwa, les buses censées évacuer les eaux étaient obstruées par des débris, faute d’entretien. Résultat : les eaux boueuses ont balayé des centaines de maisons, provoquant une hécatombe.

Une crise aggravée par le changement climatique
Le Nigeria fait face à des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes, conséquence directe du changement climatique. Mais les lacunes dans la gestion des infrastructures et la prévention des catastrophes ont largement contribué à amplifier le désastre.
Une population abandonnée ?
Malgré les déclarations rassurantes du gouvernement nigérian, les témoignages recueillis sur le terrain par l’AFP sont accablants. Plusieurs familles sinistrées affirment n’avoir reçu aucune aide. L’odeur des cadavres en décomposition hante toujours les ruines de Mokwa, symbolisant l’ampleur d’une tragédie que beaucoup jugent évitable.
Vers un bilan plus lourd que celui de 2024 ?
Avec plus de 200 morts recensés et de nombreuses personnes toujours portées disparues, le nombre de victimes pourrait dépasser celui de l’année précédente, où 321 personnes avaient péri dans des inondations touchant 34 des 36 États du pays. Un triste record que le Nigeria pourrait bien surpasser, si les secours ne s’accélèrent pas rapidement.
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