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« Trop, c’est trop » : Un chef de Vo marche vers Lomé pour dénoncer la mauvaise gouvernance

« Trop, c’est trop » : Un chef de Vo marche vers Lomé pour dénoncer la mauvaise gouvernance

Signe d’un malaise social croissant, le chef traditionnel Togbui Yaovi Dagbangodo Kpoezou II, gardien des us et coutumes de Dzrekpo-Badjénopé (Commune Vo 3), a entamé le mercredi 27 août une marche symbolique vers Lomé. Son objectif : rencontrer le président du Conseil des ministres, Faure Gnassingbé, afin de plaider pour une répartition plus juste et transparente des ressources nationales, particulièrement au profit de la préfecture de Vo.

Une marche stoppée par l’Administration territoriale

Après avoir parcouru plusieurs kilomètres, Togbui Kpoezou II a été intercepté par des émissaires du ministère de l’Administration territoriale. Reçu par le ministre de tutelle, le colonel Hobalo Awaté, le dignitaire a accepté de suspendre sa marche tout en maintenant fermement ses revendications.
« Je reconnais qu’un chef traditionnel n’a pas vocation à marcher dans la rue. Mais étant dépassé par la situation, j’ai voulu lancer un cri d’alerte », a-t-il déclaré.

« Je réclame la bonne gouvernance et la transparence »

Contacté par TOGO SCOOP, le chef traditionnel a tenu à préciser que sa démarche est citoyenne et non politique.
« Je suis là pour réclamer ce qui doit être favorable au peuple togolais. Le président Faure fait ce qu’on lui demande, mais une fois les moyens débloqués, il faut que les responsables rendent compte à la population », a-t-il affirmé.
Il a également rejeté toute idée de rivalité avec l’ancienne Première ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, originaire de la même préfecture : « Je l’ai soutenue publiquement lors de sa nomination. Mais je demande que la gestion soit claire et que le compte soit rendu. »

Mettre fin aux divisions locales

Le dignitaire a aussi mis en garde contre les querelles de leadership qui minent l’unité au sein de la préfecture de Vo.
« Si tout le monde a sa part, nous mangeons ensemble. Mais on ne peut pas construire dans la division. Le développement ne doit pas être freiné par des rivalités », a-t-il insisté.

Un signal fort dans un climat social tendu

La marche de Togbui Kpoezou II, bien qu’interrompue, résonne comme un signal fort dans un contexte où les frustrations sociales s’expriment de plus en plus au Togo. Comme l’avocat Kossi Bokodjin qui a récemment dénoncé la gestion du pays, le chef de Dzrekpo-Badjénopé illustre une volonté grandissante de la société civile et des autorités traditionnelles de se faire entendre.

« Servir mon peuple dans la vérité »

Rassuré par l’écoute du ministre de l’Administration territoriale, le chef traditionnel espère que ses préoccupations seront prises en compte.
« Je ne suis pas dans l’hypocrisie. Je veux servir mon peuple dans la vérité. Ce que je demande, c’est simple : que la gestion des ressources soit claire et que le développement profite réellement à la population », a-t-il conclu.

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