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« Trop, c’est trop » : Abdoul Aziz Goma en grève de la faim, l’ONU alerte sur l’état de santé du détenu politique

« Trop, c’est trop » : Abdoul Aziz Goma en grève de la faim, l’ONU alerte sur l’état de santé du détenu politique

La situation des prisons togolaises refait surface avec une ampleur internationale. Depuis mercredi, Abdoul Aziz Goma, détenu politique à la prison civile de Lomé depuis 2018, a entamé une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention et l’absence de perspectives de libération. Son geste, lourd de conséquences, attire l’attention au-delà des frontières togolaises et ravive le débat sur le respect des droits humains au Togo.

L’appel au secours d’un prisonnier en détresse

Dans une lettre adressée au professeur David Dosseh, figure du Front citoyen Togo Debout, Aziz Goma explique avoir cessé de s’alimenter afin de dénoncer « les arrestations arbitraires de jeunes, les conditions carcérales inhumaines et les décès récurrents dans les prisons togolaises ». Pour lui, ce mouvement de protestation est le dernier recours afin de se faire entendre, après plus de six années passées derrière les barreaux sans amélioration notable de sa situation.

L’ONU exprime de vives préoccupations

La grève de la faim d’Abdoul Aziz Goma n’a pas tardé à faire réagir la communauté internationale. Mary Lawlor, Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, s’est dite « très préoccupée » par l’état de santé du détenu. Sur son compte X (ex-Twitter), elle a rappelé que l’homme est à la fois citoyen irlandais et togolais, et qu’il souffre de l’absence de soins médicaux adéquats.

« Je suivrai de près son évolution », a-t-elle affirmé, tout en rappelant avoir déjà interpellé les autorités togolaises à deux reprises sur ce dossier, sans obtenir de réponse satisfaisante. L’implication directe d’une experte des Nations unies confère une nouvelle dimension à cette affaire, plaçant le Togo sous les projecteurs de la scène internationale.

Un dossier embarrassant pour le gouvernement togolais

L’affaire Abdoul Aziz Goma met une fois de plus le gouvernement togolais face à des accusations persistantes de violations des droits de l’homme. Les critiques portent notamment sur la surpopulation carcérale, les conditions de détention jugées inhumaines, ainsi que le recours régulier à des arrestations qualifiées d’« arbitraires » par plusieurs organisations de la société civile.

La mobilisation internationale pourrait accentuer la pression sur les autorités togolaises, déjà régulièrement pointées du doigt par des ONG comme Amnesty International ou Human Rights Watch. La situation devient ainsi un véritable casse-tête politique et diplomatique pour Lomé, qui tente de soigner son image sur la scène africaine et mondiale.

Et après ? Un avenir incertain

À ce stade, l’état de santé d’Abdoul Aziz Goma demeure au centre des préoccupations. Si sa grève de la faim se prolonge, les risques pour sa vie augmentent considérablement, ce qui pourrait entraîner une nouvelle vague de critiques et d’indignation internationale.

Pour de nombreux observateurs, cette affaire dépasse le cas individuel du détenu et met en lumière la nécessité urgente d’une réforme du système carcéral au Togo. Elle pose également la question plus large de la place des prisonniers politiques dans un pays où l’opposition accuse régulièrement le régime de réprimer toute contestation.

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