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Togo

Togo/Université de Lomé : Une initiative écologique étudiante bloquée par la bureaucratie

Togo/Université de Lomé : Une initiative écologique étudiante bloquée par la bureaucratie

La Synergie des Élèves et Étudiants du Togo (SEET) avait prévu de marquer le 4 juin 2025 par une action à la fois citoyenne et écologique sur le campus de l’Université de Lomé. À travers le nettoyage des espaces emblématiques des Agora et la plantation d’arbres fruitiers le long de la voie menant au campus Nord, les organisateurs souhaitaient non seulement assainir l’environnement universitaire, mais aussi sensibiliser à l’écologie et offrir, à long terme, une source de nutrition durable pour les étudiants.

famille

Objectif affiché : lutter contre l’érosion, les îlots de chaleur, et stimuler l’engagement citoyen de la jeunesse estudiantine à l’occasion de la Journée nationale de l’Arbre, célébrée chaque 1er juin au Togo.

Une interdiction de dernière minute

À la veille de l’événement, la présidence de l’Université de Lomé a décidé de bloquer l’initiative. Dans une lettre datée du 3 juin 2025, le président de l’institution, Professeur Adama Mawulé Kpodar, a interdit l’activité, invoquant le non-agrément de la SEET. Il a invité les étudiants à se rapprocher du collège des délégués pour soumettre leur projet via une structure reconnue.

Une décision qui a immédiatement provoqué l’indignation de la SEET, dénonçant une volonté manifeste d’entraver l’engagement citoyen sous couvert de considérations administratives.

Une « opacité bureaucratique » dénoncée

Pour Bertin Bandiangou, président de la SEET, cette interdiction n’est que la énième manifestation d’une gestion administrative opaque et incohérente. Il souligne que le collège des délégués, présenté comme alternative par la présidence, a lui-même vu ses projets similaires ignorés par l’administration universitaire.

La SEET affirme avoir déposé dans les délais tous les documents requis pour le renouvellement de son agrément, sans retour favorable malgré de nombreuses relances. « Demander un renouvellement annuel d’agrément est une hérésie juridique », déclare Bandiangou, dénonçant une stratégie visant à réduire la liberté d’expression et d’association au sein de l’université.

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Une contradiction au sommet de l’institution

La gravité de la situation est amplifiée par le fait qu’elle provient de la plus grande institution universitaire du pays, dirigée par un professeur de droit. Pour la SEET, ce paradoxe souligne l’écart entre les discours officiels sur la participation citoyenne et la réalité sur le terrain, où l’initiative étudiante est freinée par des décisions autoritaires et une administration jugée peu transparente.

Une détermination renforcée

Malgré ce revers, la SEET affirme ne pas baisser les bras. Le blocage administratif, loin de décourager les membres de l’organisation, renforce leur volonté de militer pour un campus plus écologique, plus libre, et plus ouvert à la participation citoyenne. Le combat pour un environnement universitaire plus vert et plus démocratique semble loin d’être terminé.

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