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Togo : Trois médecins assermentés pour évaluer l’aptitude des futurs dirigeants
Le Togo entre dans une nouvelle ère politique avec l’application de la Constitution de la Ve République. Ce mardi, la Cour constitutionnelle a officiellement assermenté trois médecins chargés de vérifier l’état de santé physique et mentale des candidats au poste de Président de la République et de Président du Conseil. Cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer les critères de sélection pour les plus hautes fonctions de l’État.

Un collège médical de haut niveau
La cérémonie s’est tenue sous la présidence du juge Djobo-Babakane Coulibaley. Les trois experts, tous professeurs au CHU Sylvanus Olympio, sont reconnus pour leur compétence :
- Pr Baragou Soodougoua, chef du service de Cardiologie
- Pr Dagnra Anoumou Yaotsè, chef du laboratoire de Bactériologie, Virologie et Parasitologie
- Pr Saka Bayaki, chef du service de Dermatologie
Devant les membres de la Cour, main droite levée, ils se sont engagés à exercer leur mission avec intégrité, en toute conscience et dans le respect du secret professionnel.
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Constitution : des critères médicaux pour diriger
L’assermentation de ces médecins découle directement des articles 36 et 48 de la nouvelle Constitution. Pour être éligible à la présidence de la République, un candidat doit être âgé d’au moins 50 ans, être de nationalité togolaise de naissance, et présenter un certificat médical d’aptitude, validé par la Cour constitutionnelle.

Quant à la présidence du Conseil, l’âge minimum requis est de 40 ans. Là encore, la santé mentale et physique du candidat doit être validée par un trio médical désigné et assermenté.
Un filtre sanitaire inédit dans l’histoire politique togolaise
C’est une première dans l’histoire institutionnelle du Togo. L’introduction de ce filtre médical traduit une volonté de garantir que les futurs dirigeants soient lucides, aptes et capables d’assumer pleinement leurs fonctions. Elle alimente toutefois des débats sur le risque d’instrumentalisation politique de ces expertises médicales.
Alors que le pays se prépare à une nouvelle configuration institutionnelle avec un régime parlementaire renforcé, cette démarche montre la volonté d’instaurer plus de rigueur, de transparence et de responsabilité dans la gouvernance nationale.
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