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Togo sous tension : l’ONU et le Parlement européen alertés par la famille de René Missodé Koffi

Togo : Missodé Koffi René suspend sa grève de la faim mais maintient son combat pour la liberté

Au Togo, Depuis sa cellule à la prison civile de Lomé, René Missodé Koffi, créateur de contenu connu sous le pseudonyme « À votre avis », est au cœur d’une affaire qui secoue la communauté internationale. Sa famille dénonce des disparitions forcées, des tortures et des conditions de détention inhumaines, et a adressé plusieurs courriers aux Nations Unies et au Parlement européen. Entre extractions mystérieuses, crises d’asthme non soignées et grèves de la faim, le jeune activiste incarne désormais le visage d’une polémique majeure sur le respect des droits humains au Togo, attirant l’attention des observateurs et des institutions internationales.

Selon son témoignage transmis à la rédaction, des hommes armés et cagoulés ont fait irruption à son domicile, frappant son petit frère et la bonne de sa sœur avant de l’emmener. Il affirme avoir été battu, menotté et soumis à des sévices, incluant suspension au plafond, privation d’oxygène malgré son asthme, et interrogatoires sous la menace d’une chaise électrique. Les agents auraient tenté de lui faire admettre qu’il était financé par des soutiens extérieurs et préparait une opération armée dénommée « Opération Machette ».

Surpopulation et refus d’accès aux soins

La famille de l’activiste précise que René Missodé est détenu dans une cellule de six mètres sur six avec 125 autres détenus, sans accès aux soins médicaux malgré des crises d’asthme répétées et de fortes douleurs. Des extractions par le Service central de recherches et d’investigation criminelle (SCRIC) ont été signalées, dont une période qualifiée de disparition forcée.

Un courrier daté du 22 août 2025 indique que René Missodé a été extrait de la prison et n’y est réapparu que le 2 septembre, après que l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) a dénoncé publiquement sa disparition.

Grève de la faim pour protester

Face à ces conditions, René Missodé a entamé une première grève de la faim le 25 août. Une nouvelle grève est prévue à partir du 15 septembre, cette fois en coordination avec Abdoul-Aziz Goma, détenu depuis le 27 août dans des conditions similaires. Selon la famille, cette action vise à protester contre le refus des autorités d’améliorer les conditions de détention des deux détenus.

Appels internationaux pour une intervention rapide

Dans ses correspondances, la famille demande :

  • la libération immédiate de tous les jeunes arrêtés entre le 6 juin et le 30 août ;
  • une assistance médicale complète pour René Missodé ;
  • l’ouverture d’une enquête sur les tortures alléguées ;
  • un dédommagement approprié pour les victimes.

Ces démarches visent à alerter sur des violations présumées des engagements internationaux du Togo, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention contre la torture.

« Nous espérons une réaction ferme et rapide », concluent ses proches, demandant l’intervention de l’ONU et du Parlement européen pour garantir la sécurité physique et psychologique du créateur de contenu et mettre fin aux disparitions forcées.

Enjeux et impact sur les droits humains

Cette affaire met en lumière la situation des détenus au Togo et suscite des inquiétudes internationales sur le respect des droits humains. La mobilisation des institutions internationales pourrait influencer les pratiques locales et renforcer la surveillance des conditions carcérales.

Pour la famille, il s’agit aussi de soutenir un jeune créateur de contenu dont l’activisme et les prises de position semblent avoir attiré l’attention des autorités, en cherchant à protéger sa vie et sa dignité.

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