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Togo : Mort tragique d’Akawa Badjo Nestor après son arrestation pour une dette ancienne
Moins de 72 heures après son arrestation, Akawa Badjo Nestor, un jeune homme du village d’Agbatitoe (préfecture de Haho), est décédé dans les locaux de la brigade locale. L’arrestation, liée à une dette datant de 2020-2021, a entraîné des violences qui auraient été infligées par les gendarmes, selon des témoignages familiaux et villageois. Une autopsie est prévue pour déterminer les circonstances exactes de sa mort.

Les faits : une dette ancienne au centre du drame
Le drame s’est produit à Laocopé, où Akawa Badjo Nestor a été interpellé après qu’un guet-apens lui ait été tendu par des hommes à moto. La raison de son arrestation était une dette de soja datant de la campagne 2020-2021, estimée entre 700 000 et 1 000 000 FCFA. Selon les témoignages, il devait remettre une partie de cette somme à la société SOFT-GROWN et au comité local du projet.
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Arrestation et violences
Arrivé à la brigade d’Agbatitoe, le jeune homme n’a pas été placé dans une cellule classique. Il aurait été menotté à un banc et frappé avec des coups de fouet pendant plus de 48 heures. Les tentatives de la famille pour intervenir et négocier ont été vaines. Les plaignants ont réclamé un paiement partiel de 250 000 FCFA, que la famille ne pouvait pas fournir, entraînant le refus et la poursuite des mauvais traitements.
Décès et réactions
Moins de trois jours après son arrestation, le corps de Nestor a été déposé à la morgue du centre hospitalier préfectoral de Notsé. La famille et le chef du village dénoncent un abus d’autorité et une violence disproportionnée pour une affaire de dette. Les autorités locales n’ont pas fourni d’explication claire : le commandant de la brigade a refusé de répondre aux questions des journalistes et a tenu des propos menaçants.
Enquête et autopsie
Une autopsie est attendue pour déterminer si la mort de Nestor résulte de violences physiques. Les faits soulèvent de sérieuses interrogations sur le comportement des gendarmes et l’usage excessif de la force sur un prévenu ne présentant aucune maladie préalable.
Un cas dénoncé comme abus d’autorité
Les observateurs et la famille considèrent cette affaire non pas comme une simple bavure, mais comme un abus d’autorité. Les dettes ne devraient jamais justifier des traitements cruels, inhumains ou dégradants. L’affaire met également en lumière les failles dans la protection des citoyens face aux excès de certaines autorités locales.
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