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Togo : l’opposition s’inquiète d’une possible révision constitutionnelle

Togo : l’opposition s’inquiète d’une possible révision constitutionnelle

Au Togo, plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile tirent la sonnette d’alarme face à une éventuelle révision de la Constitution. Jeudi à Lomé, quatre regroupements politiques ont appelé la population à rester vigilante, rappelant les événements tragiques de 2005 et la nécessité pour la jeunesse togolaise de ne pas les laisser se reproduire.

Au Togo, plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile tirent la sonnette d’alarme face à une éventuelle révision de la Constitution. Jeudi à Lomé, quatre regroupements politiques ont appelé la population à rester vigilante, rappelant les événements tragiques de 2005 et la nécessité pour la jeunesse togolaise de ne pas les laisser se reproduire.

Les organisations en question sont la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le front “Touche Pas À Ma Constitution”.

Une contestation autour de la Constitution de 2024

Selon ces regroupements, la Constitution adoptée en avril 2024 par des députés dont le mandat était expiré, continue de susciter des critiques. Ils estiment que cette révision pourrait constituer une stratégie du président Faure Gnassingbé pour supprimer l’élection présidentielle au suffrage universel direct et prolonger indéfiniment son pouvoir, face à une contestation nationale et un isolement diplomatique sans précédent.

Les opposants soulignent également que le positionnement du Togo entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que certaines décisions régionales controversées, ont affecté la considération internationale du chef de l’État.

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Prévenir une nouvelle révision constitutionnelle

Pour Nathaniel Olympio, porte-parole du front “Touche Pas À Ma Constitution”, les événements de 2005, marqués par un accès au pouvoir contesté de Faure Gnassingbé après la mort de son père, doivent servir de leçon. Selon lui, des stratégies similaires pourraient être envisagées, incluant un dialogue contrôlé avec l’opposition, une révision constitutionnelle, la dissolution de l’Assemblée et des élections législatives manipulées pour créer une légitimité factice.

Les quatre regroupements politiques considèrent cependant que toute manœuvre de ce type serait vouée à l’échec.

Appel à la mobilisation et à la transition politique

Dans leur déclaration, signée par Thomas Kokou N’Soukpoe, Sambiri Targone, Tchagnaou Ouro-Akpo et Nathaniel Olympio, les opposants demandent :

  • La libération immédiate de tous les détenus politiques
  • Le retour des exilés
  • La fin de ce qu’ils qualifient de dictature
  • L’instauration d’une transition politique crédible pour restaurer la cohésion nationale et les libertés fondamentales

Ils appellent également la population togolaise et la diaspora à rester mobilisées pour protéger l’avenir du pays.

La réaction du gouvernement

À ce jour, le pouvoir togolais n’a pas réagi directement à cette sortie de l’opposition. Le gouvernement, via Gilbert Bawara, ministre chargé du Parlement et des relations avec les institutions, a récemment affirmé que toutes les institutions fonctionnent normalement et qu’aucun vide institutionnel n’existe dans le pays.

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Au Togo, plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile tirent la sonnette d’alarme face à une éventuelle révision de la Constitution. Jeudi à Lomé, quatre regroupements politiques ont appelé la population à rester vigilante, rappelant les événements tragiques de 2005 et la nécessité pour la jeunesse togolaise de ne pas les laisser se reproduire.

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