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Togo/Lomé : Des chantiers à l’arrêt, une population à bout de patience !

Togo : Des chantiers à l’arrêt, une population à bout de patience !

Depuis plusieurs années, les chantiers d’aménagement et de bitumage de certaines rues de Lomé traînent en longueur, laissant les populations dans une situation de grande précarité. Face à cette situation, la députée de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMP), Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, a tenu une conférence de presse le mercredi 5 mars 2025. Elle y a dénoncé l’état catastrophique des travaux, pointant du doigt les défaillances administratives et financières.

CSAF

Un projet ambitieux qui s’enlise

L’initiative concernait le « Projet d’aménagement, d’assainissement et de bitumage de 14,34 km de rues urbaines » à Lomé. Lancé en décembre 2021, ce projet devait améliorer les conditions de circulation et le cadre de vie des habitants. Malheureusement, plusieurs tronçons restent inachevés, notamment dans les quartiers Bè-Gbényédzi, Hounvémé, Ahligo, Kotokoukondji, Akodessewa et Ablogamé.

Des retards et des blocages financiers

Le constat dressé par Mme Adjamagbo-Johnson est alarmant :

  • Boulevard Mobutu : Travaux réalisés à 55,82 %, mais suspendus en raison d’une augmentation exponentielle des coûts liée à une mauvaise identification des réseaux souterrains. L’entreprise demande une actualisation du marché à hauteur de 70 %, alors que la réglementation ne permet pas plus de 30 %.
  • Rue des Handicapés et Avenue Tchaoudjo : Avancement de 60 % et 43 % respectivement, mais arrêt des travaux en raison de décomptes impayés.
  • Boulevard Houphouët Boigny : Seulement 33 % des travaux achevés après plus de deux ans. L’entreprise n’a perçu que 5 % du montant total du contrat.
  • Rue Maria Auxiliadora : Travaux à 55 %, stoppés par une augmentation des coûts et des paiements en attente.
CSAF

Une gestion défaillante pointée du doigt

Les raisons de ces blocages sont multiples :

  1. Des études préalables mal faites, notamment sur l’identification des réseaux souterrains (Togolaise des Eaux, infrastructures numériques, etc.).
  2. Des problèmes financiers récurrents, avec des entreprises adjudicataires incapables de poursuivre les travaux faute de paiement.
  3. Un manque de suivi et de volonté politique, avec un gouvernement qui peine à honorer ses engagements contractuels.

Un appel urgent au gouvernement

Mme Adjamagbo-Johnson appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités. Elle exige :

  • Un audit des fonds alloués à ces projets,
  • La régularisation des paiements en souffrance,
  • Une meilleure coordination entre les différents acteurs impliqués.

Les populations concernées, elles, continuent de subir les conséquences de ces défaillances : routes impraticables, insécurité, difficultés d’accès aux services de base… Le calvaire dure depuis trop longtemps, et l’exaspération est à son comble.

##Lomé ##

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