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Togo : Les Médias Étrangers Privés d’Accréditation pour Couvrir les Sénatoriales
Le 15 février 2025, plusieurs médias étrangers, dont l’AFP, VOA Afrique et Le Monde, ont rapporté une situation préoccupante à l’occasion des premières élections sénatoriales du Togo. Des envoyés spéciaux de ces organisations n’ont pas obtenu d’accréditations pour couvrir cet événement majeur, ce qui a suscité de vives critiques. Cette situation rappelle l’interdiction imposée aux médias étrangers lors des précédents scrutins législatifs et régionaux d’avril dernier.

Des élections sous haute tension
Les élections sénatoriales marquent une étape clé dans l’histoire politique du Togo, avec l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution adoptée en avril 2024. Cette réforme transforme le pays en un régime parlementaire, offrant ainsi un rôle renforcé au Sénat. Composé de 61 membres, le Sénat verra 41 sénateurs élus par les conseillers municipaux et régionaux, tandis que 20 seront désignés directement par le président du Conseil des ministres.
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Faure Gnassingbé au cœur du système politique
Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, devrait être désigné président du Conseil des ministres à la suite de la large victoire de son parti, l’Unir, aux élections législatives d’avril. Ce processus législatif permettrait à Faure Gnassingbé de renforcer son emprise politique, avec la perspective d’une présidence du Conseil, tandis qu’un président de la République, sans réels pouvoirs exécutifs, serait élu par les parlementaires.

Un climat de contestation
Cependant, cette réforme ne fait pas l’unanimité. L’opposition togolaise, qui qualifie ce changement constitutionnel de “coup de force”, dénonce des fraudes et un verrouillage du système électoral. Plusieurs grands partis, dont l’ANC et le FDR, ont choisi de boycotter ce scrutin, qualifiant cette réforme de “parodie d’élections”. Les critiques s’intensifient, alimentées par l’absence d’accès pour la presse internationale, qui peine à obtenir des informations objectives.
Le rôle de la presse internationale en question
Alors que le processus électoral suit son cours, la question de l’accès à l’information pour la presse internationale reste un enjeu majeur. L’absence d’accréditation pour plusieurs médias étrangers soulève des interrogations sur la transparence du processus et sur la liberté de la presse dans un contexte politique tendu. Le gouvernement défend cependant cette réforme, soulignant qu’elle vise à renforcer la représentativité et la démocratie du pays.
Les élections sénatoriales, bien que perçues par certains comme un progrès institutionnel, demeurent un terrain d’affrontement entre le pouvoir en place et l’opposition, avec une presse internationale privée de son rôle de contrôle.
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