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Togo : Le gouvernement publie la liste des zones interdites aux manifestations

Togo : Le gouvernement publie la liste des zones interdites aux manifestations

Dans un contexte sociopolitique sensible, le gouvernement togolais a réaffirmé, les règles encadrant les manifestations publiques, en précisant les zones formellement interdites aux rassemblements. L’objectif affiché : préserver la sécurité nationale et garantir la continuité des activités économiques dans un climat apaisé.

manifestations

Des zones sensibles strictement interdites aux manifestations

Dans son récent communiqué, le gouvernement du Togo a identifié une série de zones exclues des itinéraires autorisés de manifestations. Ces interdictions visent à protéger des sites stratégiques et éviter des perturbations majeures dans des lieux névralgiques.

Parmi les zones concernées, figurent :

  • Les axes routiers stratégiques, essentiels au trafic urbain et interurbain ;
  • Les centres urbains à forte densité, où les rassemblements pourraient nuire à la fluidité des déplacements et à la sécurité publique ;
  • Les abords des institutions républicaines : présidence, ministères, parlement ;
  • Les zones diplomatiques, incluant les ambassades, chancelleries et représentations étrangères ;
  • Les sites militaires, notamment les casernes et camps de forces de défense et de sécurité.

Le gouvernement souligne que ces restrictions sont dictées par des impératifs de sécurité nationale et de bon ordre public.

Une réglementation horaire stricte

Les autorités rappellent également que les manifestations publiques ne peuvent avoir lieu qu’entre 11h et 18h, conformément aux textes en vigueur. Cette restriction horaire vise à garantir le bon déroulement des événements sans nuire aux activités économiques et à la tranquillité publique, notamment en dehors des heures de pointe.

Les manifestations non déclarées formellement interdites

Le communiqué met en garde contre les appels à des manifestations non déclarées, qualifiés d’illégaux. Le gouvernement estime que de tels appels ont pour but de troubler l’ordre public, de créer l’anarchie, voire d’encourager des actions subversives.

Il est ainsi clairement indiqué que :

« Tout acte de ce type constitue une infraction grave, et expose ses auteurs, co-auteurs et complices à des poursuites judiciaires et sanctions pénales. »

Cette fermeté s’inscrit dans une volonté affichée de prévenir toute escalade de tensions, à un moment où des mobilisations citoyennes se multiplient dans le pays.

CSAF

Une présence sécuritaire renforcée sur le territoire

Afin de faire respecter ces dispositions, le gouvernement annonce que des dispositifs de sécurité renforcés ont été déployés. Les forces de défense et de sécurité, en collaboration avec les autorités judiciaires, sont mobilisées pour assurer :

  • La liberté de circulation des citoyens ;
  • La protection des biens publics et privés ;
  • La prévention de tout trouble à l’ordre public.

L’exécutif affirme que ces mesures sont mises en place non pas pour restreindre les droits fondamentaux, mais pour garantir l’équilibre entre liberté d’expression et sécurité collective.

Une gestion sous surveillance dans un climat politique tendu

Cette sortie gouvernementale intervient alors que le pays connaît une montée en tension politique, alimentée par des appels récurrents à manifester. Dans ce contexte, la clarification du cadre légal et sécuritaire vise aussi à dissuader toute tentative de mobilisation non conforme aux règles établies.

Les autorités appellent donc les citoyens à la responsabilité et au respect de la légalité, rappelant que le droit de manifester est reconnu, mais qu’il ne doit pas se faire au détriment de la paix sociale.

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