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Togo – Le 8250, l’arme des élèves contre les violences sexuelles en milieu scolaire
Du 30 mars au 10 avril 2025, les écoles togolaises ont été au cœur d’une vaste mobilisation contre les violences sexuelles. Portée par le ministère des Enseignements primaire et secondaire, à travers sa Cellule genre, et soutenue par le projet PAQEEB, cette campagne de sensibilisation a touché plus de 25 000 jeunes dans 20 localités à travers les 7 régions éducatives du pays. L’objectif : informer, prévenir et surtout libérer la parole face à un fléau souvent tu par peur, honte ou méconnaissance des recours disponibles.

8250 : un numéro vert pour dénoncer en toute sécurité
Au centre de cette initiative, un outil clé : le numéro vert 8250. Gratuit, anonyme et confidentiel, ce dispositif permet à toute personne – élève, enseignant ou parent – de signaler une situation de violence sexuelle observée ou vécue dans le cadre scolaire.
Ce canal d’alerte se veut un espace sécurisé, destiné à encourager les victimes ou témoins à parler, sans crainte de représailles. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les abus et le harcèlement, avec une attention particulière portée aux filles, souvent les premières cibles de ces violences.
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Des jeunes formés pour devenir des relais de prévention
Outre les signalements, la campagne a misé sur la sensibilisation directe à travers des causeries éducatives, des projections de courts métrages et des débats participatifs. Ces formats interactifs ont permis une meilleure compréhension des enjeux et une libération de la parole au sein des établissements scolaires.
Par ailleurs, des élèves ont été formés comme relais communautaires dans leurs écoles. Leur mission : informer leurs camarades, identifier les situations à risque et orienter vers les bons interlocuteurs.

Une loi pour protéger et inclure tous les élèves
Cette campagne a également été l’occasion de rappeler l’existence de la loi du 2 décembre 2022, un texte fondamental qui protège les élèves contre toute forme de violence et garantit la non-discrimination, notamment pour les filles enceintes, souvent stigmatisées ou exclues du système éducatif.
En renforçant les dispositifs d’alerte comme le 8250, et en mettant l’accent sur la prévention, le Togo affirme sa volonté de construire un système éducatif sûr, équitable et respectueux des droits de chacun.
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